Le pays en mode « lock»
Une autre journée de pays «lock» dans des quartiers de la capitale haïtienne et au niveau des villes de province. Les revendications n'ont pas changé. Les riverains protestent contre la décision du gouvernement d'ajuster le prix de l'essence, dénoncent la cherté de la vie, la recrudescence de l'insécurité, mais exigent aussi le départ du Premier ministre Ariel Henry.
Les initiatives des forces de l'ordre pour enlever les barricades au niveau de certains quartiers de la zone métropolitaine, durant la soirée du 13 septembre, n'ont pas porté fruit. Tôt dans la matinée, des riverains ont replacé des pierres, jeté des arbres au milieu des artères pour bloquer le passage et dressé des barricades de caoutchoucs enflammés dans les rues pour embarrasser davantage la circulation des véhicules et des piétons.
Parallèlement, les revendications de la population vis-à-vis du pouvoir en place restent inchangées. Pour cette deuxième journée de protestation, l’annonce du Premier ministre concernant l'augmentation du prix des produits pétroliers sur le marché a été au centre des débats, sans écarter la réclamation de meilleures conditions de vie, l'établissement d'un climat de paix et de sécurité et la dénonciation de la cherté de la vie. En outre, les protestataires déclarent qu'ils s'opposent à toute initiative du gouvernement d'ajuster le prix de l'essence dans les pompes.
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