HAÏTI / ÉDUCATION
Le PSEH plaide pour une éducation inclusive
La Plateforme des syndicats des enseignants d’Haïti, regroupant des organisations éducatives telles que : CNEH, INNOEH, GIEL, REEH, a dénoncé ce mercredi, lors d’une conférence de presse, la passivité des responsables du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle dans le cadre du déroulement des examens officiels. Ainsi, les membres de cette plateforme critiquent la décision du MENFP de séparer l'école fondamentale du nouveau secondaire plus précisément au niveau des lycées, sans aucune préparation, ce qui, d'après eux, augmentera le niveau de délinquance juvénile dans le pays. Ces derniers, tout en faisant allusion au dernier rapport de l’UNICEF concernant les écoliers qui ne sont pas retournés à l’école à cause de la guerre entre les gangs armés critique l’irresponsabilité des autorités.
« En effet, le système éducatif haïtien dans tous ses aspects devrait être organisé par l’État. Pour cause, chacun devrait se sentir préoccupé par la dégradation dudit système. Aussi, il est impossible de parler de l'école en dehors des projets économiques », a martelé le secrétaire général du Réseau des enseignants haïtiens, Me Dorcely Masly.
D’après les déclarations de Me Dorcely Masly, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle devrait prendre en compte un ensemble de préalables avant de passer à l’application de sa décision de séparer l’école fondamentale du secondaire surtout au niveau des lycées. Suivant ses dires, cela va augmenter le niveau de délinquance dans le pays, d'autant plus, la charge de beaucoup plus de parents vont augmenter parce que l’État n'a jamais pris ses responsabilités en matière éducative. « Au sein de la plateforme des syndicats des enseignants, nous dénonçons cette démarche. L'État doit construire beaucoup plus d’écoles pour éviter l'exclusion sociale. Tous les enfants d’Haïti doivent avoir accès à l’éducation », a-t-il indiqué.
Il dit assister depuis certains temps à la mise en place d'une école antidémocratique, qui crée des êtres étrangers et déconnectés à la réalité socioculturelle du peuple haïtien, ce qui produit des apprenants faibles et complexés. « Les jeunes ne reçoivent pas une éducation et une formation adéquates pouvant leur permettre de jouer un rôle créatif à l'avenir », a déploré de son côté le coordonnateur général du Groupe d’initiative des enseignants en lutte, Jean Robert Alexandre Nobert qui exhorte au titulaire du ministère de l’Éducation nationale de prendre toutes les mesures possibles pour la prochaine rentrée scolaire prévue pour ce 5 septembre et de penser à offrir des formations aux enseignants.
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