L'organisation des élections reste un grand défi pour le PM Ariel Henry
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Le PM Ariel Henry continue de promouvoir l'organisation des prochaines élections. Cependant, certains citoyens estiment que le moment ne s’y prête pas. Ils croient que l'heure est plutôt favorable à un consensus populaire pouvant répondre aux divers besoins de l'heure.
La célébration des 35 années d'adoption de la Constitution de 1987 a coïncidé avec diverses manifestations populaires dans divers départements et villes du pays. Les revendications de la population étaient surtout concentrées vers le phénomène du kidnapping, le chômage, la cherté de la vie, l'instabilité politique et le problème majeur qui fait rage actuellement dans le pays: l'insécurité.
Réagissant autour de cette date, le Premier ministre Ariel Henry a soutenu que l’adoption de la Constitution de 1987 a symbolisé, pour le peuple haïtien, 35 ans d'attachement aux valeurs démocratiques, dont l’État de droit, l’équilibre et la séparation des pouvoirs. Par ailleurs, « elle intériorise notre volonté de progrès, de développement et du vivre-ensemble », a-t-il fait savoir.
« Le temps n'est plus aux querelles pour le contrôle de la période intérimaire. Notre devoir à tous, c'est de soutenir ceux qui assument la responsabilité de la gestion des affaires du pays, de créer un environnement sur et stable en vue de permettre au peuple haïtien d'exercer son droit inaliénable de choisir librement les femmes et les hommes, auxquels ils veulent confier librement la direction du pays », a martelé le seul chef de l'exécutif.
Cependant, ces propos ne sont pas bien accueillis par de nombreux citoyens de la capitale. Jeannot (nom d'emprunt) soulève que le Premier ministre n'est pas bien placé pour parler de l'organisation des élections, car dit-il:« le temps n'est pas favorable à l'organisation des élections. Ce qui importe pour nous c'est la stabilité du pays. Nous voulons voir cesser les actes d'insécurité et le phénomène du kidnapping ; nous voulons avoir de bonnes conditions de vie, pour que les dirigeants créent un climat de paix à Martissant, à Cité Soleil, au Centre-ville et dans les autres zones affectées par les gangs armés ».
D'autre part, Renan (nom d'emprunt), un autre citoyen interviewé sur l'organisation des élections dans le pays a martelé qu' il faut passer par un changement radical de tout le système politique haïtien.« Nous sommes fatigués de voir les mêmes têtes dans les élections. Ce sont eux, ces hommes-là, qui nuisent à la stabilité du pays. Ils ne font que défendre leurs intérêts au détriment de la masse. Ils sont mêlés à toutes les manœuvres pour rester au pouvoir. Ils ne laissent aucune place à la jeunesse du pays pour exercer leurs droits civils politiques »,a-t-il déclaré.
Ces citoyens affirment que le pouvoir en place ne dispose d'aucune provision légale pour remanier laConstitution. Par contre, ils estiment qu'un accord entre les acteurs et une bonne décision du Premier ministre pour pallier la crise seraient bienvenus.
Oberde Charles
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