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L'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti, le grand oublié

L'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti, le grand oublié

En grève depuis plus d’un mois, les médecins résidents et les personnels de santé de l'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti (HUEH) continuent de faire passer leurs revendications pour une meilleure organisation du plus grand centre hospitalier du pays. Ils exigent une meilleure gestion des ressources humaines de l'hôpital, une augmentation de salaire et la reforme de l’assurance santé gérée par l'OFATMA. Les autorités de l'État restent dans le silence.

À l'Hôpital de l'Université d'État d'Haïti, c'est le total désarroi. Les salles qui devraient accueillir les patients sont presque vides. Des détritus sont éparpillés partout dans l'espace. Une odeur nauséabonde envahit les lieux. Après environ un mois de grève, il n'y a que les services de dialyse et la cardiologie qui fonctionnent.  Certains malades, privés de moyens pour se rendre vers d'autres centres hospitaliers, sont livrés à eux-mêmes et attendent patiemment le retour des services.

L'ensemble des protestataires, regroupés dans la FENATRAS (Fédération nationale des travailleurs de la santé) et le STS (Syndicat des travailleurs de la santé), a poursuivi la grève lancée et cela fait plus d'un mois. Selon Jean-Louis Jean Walbert, délégué du STS, il y a une absence de volonté de la part des autorités de l'État. « Aucune des instances concernées ne nous a contactés à propos de la grève qui a été lancée depuis plus d'un mois. Nous avons besoin de matériels pour un bon aménagement de l'espace de l'hôpital. Nous avons besoin de médicaments pour prendre soin de nos patients. Pas d’oxygène, pas d’intrants, pas de produits de nettoyage, pas d'électricité ; le black-out est un cas majeur ici.  Les coupures d’électricité sont très fréquentes et peuvent durer  plus d'une journée. Les génératrices ne peuvent pas fonctionner faute de carburant », a précisé M. Jean Walbert Jean-Louis.

Par ailleurs, M. Jean-Louis dénonce les mauvaises conditions de travail au quotidien. « Certains d'entre nous ont un salaire de 10 000 gourdes, d'autres 13 000 gourdes et 15 000 gourdes  (...) Avec cette somme tuberculeuse, nous ne pouvons rien faire. Regardez la cherté de la vie, est-ce qu'on peut vivre avec une si faible somme », a-t-il poursuivi.  « Ainsi, comme salaire de base, nous voulons 60 000 gourdes », a-t-il assuré!

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