Chapit-Alba-Ayiti apporte sa solidarité au combat des petits ouvriers
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Réagissant à la lutte des ouvriers de la sous-traitance qui réclament de meilleures conditions de travail, Chapit Alba-Ayiti, une alternative citoyenne de jeunes Haïtiens, inspirés de l'Alliance bolivarienne pour l'Amérique, qui croit dans la construction du socialisme, apporte sa solidarité aux petits ouvriers et réclame du gouvernement d'agir, le plus vite possible, pour aider ses petits personnels des usines à faire face au taux de l'inflation de 24, 6 % depuis la fin de l'année 2021.
« Le tuberculeux salaire de 500 gourdes que les patrons offrent aux ouvriers dans les usines n’est pas suffisant pour répondre aux besoins de ces travailleurs. Nous, au sein de l'initiative Chapit Alba-Ayiti, nous sommes déterminés pour accompagner les ouvriers dans leur lutte pour l'augmentation du salaire minimum », a souligné Jose Josera Fabiola.
D'un autre côté, Aduel Micherline Islanda, qui est aussi membre de cette structure, a ajouté « qu'au sein du regroupement Chapit Alba-Ayiti, ils veulent se solidariser avec les petits ouvriers qui exigent de meilleures conditions de vie, alors que le coût de la vie augmente progressivement. « Depuis 2019, aucune augmentation n'a été faite sur le salaire minimum. Le prix des produits de consommation ne cesse de grimper sur le marché local, le taux de l'inflation se trouve depuis décembre 2021 à 24, 6 %. Cette situation nous interpelle et nous voyons juste les revendications des ouvriers de la sous-traitance ».
Par ailleurs, Aduel Micherline Islanda a recommandé aux autorités de l'État de penser au sort des petits ouvriers qui font passer les revendications suivantes: un ajustement à 1 500 gourdes par jour du salaire des travailleurs ; l’identification des agents policiers qui avaient brutalisé les ouvriers lors des deux journées de revendications, la semaine dernière ; obligation faite aux patrons de respecter les avantages sociaux qu'ils doivent accorder aux ouvriers ; la mise en place des programmes de subvention pour la nourriture et le transport des ouvriers dans leur espace de travail ; et la reforme du mécanisme de protection et de sécurité de ces employés.
Pour sa part, le professeur Camille Chalmers croit que la revendication des ouvriers, qui exigent l'augmentation du salaire minimum à 1500 gourdes, est juste. Selon lui, le secteur de la sous-traitance est dans un cycle où les autorités gouvernementales doivent davantage penser à son développement. « Lorsqu'on parle de salaire, on doit penser à la productivité. Globalement, le secteur de la sous-traitance a connu une forte progression dans les exportations durant ces dernières années (celles-ci passent de 300-400 millions à 1 milliard de dollars par an). À chaque fois que la quantité de richesse du secteur connait une augmentation, on doit aussi favoriser l'augmentation du salaire des ouvriers. Ainsi, la bataille, que les ouvriers sont en train de conduire actuellement, est une affaire de société qui doit nous interpeller tous », a-t-il relevé.
En effet, Camille Chalmers a soutenu que le misérable salaire de 500 gourdes des petits ouvriers dans les usines ne peut, en aucun sens, contribuer au développement économique de ces personnes. « La sous-traitance est beaucoup plus rentable pour les investisseurs que pour ses employés. L'État haïtien doit penser au sort de cette catégorie, dont plusieurs sont des pères et mères de famille qui ont tous les jours de très lourdes responsabilités financières. On doit mettre les ouvriers des factories au coeur de l'économie », a-t-il poursuivi.
Parallèlement, le professeur Camille Chalmers a assuré que les autorités haïtiennes doivent commencer à généraliser la question des zones franches dans le pays en terme de stratégie de développement. « En ce sens, on doit créer dans le pays des zones franches d'exportation industrielle, des zones franches d'exportation minière et des zones franches d'exportation agro-industrielle, en vue de faire croitre le développement industriel du pays. »
Oberde Charles
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