Des organisations politiques s’accrochent au respect de l’Accord du 11 septembre 2022
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La libération des prisonniers politiques, le rétablissement de la sécurité dans le pays, justice pour le bâtonnier Monferrier Dorval et l’ancien président Jovenel Moïse, tous deux morts assassinés comme pour les victimes de massacres dans les quartiers populaires, sont, entre autres, les exigences de l’ensemble des partis et organisations progressistes. Dans une conférence de presse le 9 février 2022, les membres de cette structure menacent de manifester si le Premier ministre ne leur donne pas satisfaction en respectant l’Accord du 11 septembre.
Les problèmes liés à l’insécurité exacerbée par le kidnapping qui décapitalise les citoyens est l’un des arguments présentés par les membres de l’ensemble des partis et organisations progressistes pour qui, l’organisation des élections, la formation du Conseil électoral (CEP) sont « hors saison ». Du 4 au 6 février 2022, plus de 30 cas de kidnapping connus ont été recensés dans la capitale parmi lesquels, l’enlèvement de Caelle Jean-Baptiste et de pasteur Lochard Remy. Le porte-parole de l’EPOP exige la libération de ces derniers et de toutes autres personnes séquestrées par des bandits armés.
Pour le porte-parole, la méfiance de la population par rapport à la carte Dermalog qui, pour lui, n’est pas fiable est un second obstacle au déroulement des élections. « Il n’y a que 30 % des citoyens en âge de voter qui disposent de cette carte. En effet, malgré les avis défavorables de la CS/CCA et la non-validation de ce projet par le Parlement, un contrat avait été signé entre l’administration Moïse/ Lafontant et la compagnie Dermalog pour un montant de 27 000 000 de dollars. La non-observance des procédures a, entre autres, suscité des suspicions de corruption de la part de citoyens haïtiens.
Pour sa part, le porte-parole de la structure « Ayisyen ann panse Ayiti » (AAPA), Etzer Jean Louis, rappelle au Premier ministre Ariel Henry les différents points de l’Accord du 11 septembre 2021 qui, selon lui, ne sont toujours pas respectés. La libération des prisonniers politiques, la résolution des problèmes liés à l’insécurité et à la prolifération des gangs, la condamnation des personnes impliquées dans les meurtres du bâtonnier Monferrier Dorval, du président Jovenel Moise et les massacres dans les quartiers populaires tels que Bel-Air, Lasaline et Cité Soleil sont, entre autres, des conditions établies dans cet accord. Si le Premier ministre Ariel Henry ne respecte pas ses promesses, une manifestation, initiée par l’EPOP, aura lieu le 17 février 2022, a fait savoir Abel Loreston, coordinateur du « Mouvman vizyonè desalinyen » (MOVID). Ce dernier réclame également un remaniement ministériel.
Selon lui, le chef du gouvernement doit révoquer le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Listz Quitel qui jusqu’à présent n’a posé aucune action favorisant la résolution des dossiers sensibles en Justice comme l’affaire Jovenel Moise. Le ministre des Affaires sociales et du Travail, Odney Pierre Ricot ainsi que le titulaire du ministère du Commerce, Ricarden St Jean, doivent être renvoyés également, selon Abel Loreston, qui juge que ces derniers n’ont rien fait pour améliorer la vie de citoyens qui font face également à une crise économique.
Geneviève Rose Murdith Joseph
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