Renan Hédouville, protecteur du citoyen et de la transition
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Le protecteur du citoyen, Me Renan Hedouville, en porte à faux avec l’intention du Premier ministre de se maintenir au pouvoir après le 7 février 2022, affirme que le terrain politique n'est pas favorable à l'organisation des élections. « Seul un consensus entre le tiers du Sénat, en concertation avec les divers acteurs de la société civile, peut conduire à une solution à la crise », a-t-il poursuivi.
À l'approche de la date du 7 février 2022, l’actualité politique se concentre de plus en plus autour de la fin du mandat de l'ancien président Jovenel. Dans ses récentes déclarations, le chef du gouvernement, qui a été nommé deux jours avant l'assassinat du feu Jovenel Moïse, a déclaré que le 7 février prochain ne marquera pas la fin du mandat de son gouvernement. Prenant à contre-pied les déclarations du Premier ministre, le protecteur du citoyen, Me Renan Hedouville assure que le Premier ministre Ariel Henry n'avait pas un mandat. Il ne peut en aucun cas s'exprimer sur la durée.
« Constitutionnellement, ce sont les parlementaires, le président de la République, les conseillers de la Cour supérieure des comptes et quelques autres fonctionnaires de l'État qui ont un mandat. Qu'il soit de la constitution de 1987 ou celle qui a été amendée, le Premier ministre n'est pas détenteur d'un mandat. Au moment où prend fin le mandat du chef de l'État, le Premier ministre lui aussi, n'est garant non plus d'aucune légitimité », a affirmé le protecteur du citoyen. Par ailleurs, il estime qu'à tous les niveaux le Premier ministre Ariel Henry doit laisser le pouvoir à partir de ce 7 février.
« Si seulement on doit poursuivre avec Ariel Henry comme Premier ministre du pays, après la date du 7 février, on doit passer par une négociation, un consensus entre tous les secteurs de la société, dont on peut appeler "l'accord final" », a assuré monsieur Hédouville.
Si pour Ariel Henry, la réalisation des élections est une prérogative constitutionnelle et qu'on doit donner les rênes du pays à un président élu, le numéro 1 de l'Office de la protection du citoyen, confie que l'heure actuelle n'est pas favorable à l'organisation aux élections. « Pour pallier le vide institutionnel qui existe à tous les niveaux de l'État, il faut premièrement résoudre la crise politique », a estimé le protecteur du citoyen. Pour le faire, il ne faut pas écarter le tiers du Sénat restant, il faut discuter avec les acteurs politiques, rétablir un climat de paix dans le pays, en diminuant le pouvoir des gangs dans les quartiers défavorisés qui sont soumis à tout type de violence.
Par ailleurs, Me Renan Hedouville qualifie de manoeuvre citoyenne l'initiative prise par les signataires des accords de Montana et ceux de la Louisiane, de penser à l'avenir politique du pays, en proposant des personnages qui peuvent contribuer à la résolution de la crise actuelle. Pour sa part, le Premier ministre Ariel Henry avait déclaré à la fin de la semaine passée qu'il ne convient à aucun secteur de la société de choisir qui peut ou doit diriger un pouvoir de transition dans le pays. Cependant, le PM reste ferme à la barre et réitère sa volonté pour que ce soit un élu qui prend les rênes de l'exécutif après des élections.
Oberde Charles
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