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Levée de siège au Barreau de Port-au-Prince suite au décès de Me Gassant, l’affaire Windelle Coq Thélot continue de trainer en longueur

Levée de siège au Barreau de Port-au-Prince suite au décès de Me Gassant, l’affaire Windelle Coq Thélot continue de trainer en longueur

L'audience relative à l'annulation du mandat d'amener, d'avis de recherche et d'interdiction de départ émis à l'encontre de l’ancienne juge de la Cour de cassation par devant le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Bernard Saint-Vil, n’a pas eu lieu ce lundi 2 août 2021. À en croire le doyen Saint-Vil, ce report est dû à une levée de siège observée suite à la mort de l’ancien commissaire de gouvernement et avocat au Barreau de Port-au-Prince (BAP) Claudy Gassant.

Le décanat du tribunal de première instance de Port-au-Prince ainsi que le Barreau de Port-au-Prince (BAP) ont observé une levée de siège ce lundi 2 août 2021 suite au décès de l’ancien commissaire de gouvernement et avocat au Barreau de Port-au-Prince (BAP) Claudy Gassant survenu le 31 juillet en République dominicaine. En effet, ce qui que l'audience relative à l'annulation du mandat d'amener, d'avis de recherche et d'interdiction de départ émis à l'encontre de l’ancienne juge de la Cour de cassation par-devant le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Bernard Saint-Vil, n’a pas eu lieu ce lundi.

Selon le doyen Saint-Vil, le décret du 29 mars 1979 règlementant l’exercice de la profession d’avocat a indiqué quand il y a le décès d’un membre du Barreau, il faut lever le siège en signe de deuil. D’après le doyen, toutes les affaires qui ont été prévues d’être entendues aujourd’hui sont reportées. Plus loin le doyen Saint-Vil a profité pour présenter ses sympathies aux parents et proches de celui qui fut l’ancien directeur de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC). Par ailleurs, le doyen a aussi profité pour faire l’annonce d’une assemblée des juges ce jeudi à venir dans l’optique de planifier le roulement des vacances, car l’année judiciaire a pris fin depuis le dernier vendredi de juillet 2021.

Si le tribunal des référés n’a pas pu se statuer sur le dossier, l’un des avocats défendant la cause de l’ancienne juge Thélot dit n’avoir pas d’objection à la décision des deux entités. « La mort d’un homme est la mort de l’homme, a fait savoir Me Maisonneuve indiquant qu’il est du genre altruiste. L’avocat dit rester convaincu que le mandat d’amener décerné à l’encontre de sa cliente est « illégal » et que c’est de la « méchanceté ». Pour Me Maisonneuve, ce mandat est une sorte de persécution politique contre Mme Thélot, qui selon lui, est perçue comme une personne capable de nuire à l’équipe en place. D’après Me Maisonneuve, la décision d’émettre le mandat d’amener à l’encontre de Mme Thélot a été prise lors d’une réunion tenue en la résidence Joseph Michel Martelly.

Lors d’un point de presse tenu le vendredi 30 juillet 2021, la Police nationale d’Haïti (PNH) a fait savoir qu’il y a un lien entre les mercenaires ayant orchestré l’assassinat de Jovenel Moise et l’ancienne juge mise à la retraite par un arrêté présidentiel. Selon la porte-parole de la PNH, Marie Michelle Verrier, lors d’une audition des Colombiens et des Haitiano-Américains arrêtés par la Direction centrale de la Police judiciaire (DCPJ), certains d’entre eux ont indiqué avoir pris part, à deux reprises, à des rencontres au domicile de Windelle Coq Thélot. D’après Mme Verrier, ils ont aussi montré le chemin menant chez l’ancienne juge.

Plus loin, la porte-parole a indiqué que ces mêmes mercenaires ont indiqué que l’entreprise, basée aux États-Unis du nom « CTU », avait envoyé certains documents à Windelle Coq Thélot pour qu’elle puisse signer. Selon Mme Verrier, la justice est en train de rechercher de plus amples informations sur le sujet. Toutefois, elle a rappelé que la PNH a fait plusieurs descentes dans les nombreuses résidences de l’ancienne juge tant dans la capitale que dans la commune de Marmelade, mais en vain.

Si certains citoyens, comme Samuel Madistin, estiment que la PNH est en train de tout faire pour ne pas donner justice à celui qui fut le 58e président de la République, la porte-parole de son côté, dit croire dur comme fer que la PNH va continuer à traquer tous ceux et celles impliqués dans l’assassinat.

Wisly Bernard Jean-Baptiste

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