Pont-Rouge: le secteur démocratique attend des explications Gouvernement dans un délai ne dépassant pas 22 jours
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Pour une énième fois, les organismes des droits humains ont démontré l'implication du pouvoir dans des massacres enregistrés dans des quartiers populeux de Port-au-Prince. Sur le qui-vive, l'opposition exige des éclaircissements sur les révélations des rapporteurs clouant au pilori la Police nationale d'Haïti. En ce sens, un ultimatum de 22 jours est accordé au ministre de la Justice, au directeur général de la Police nationale d'Haïti (PNH) ainsi qu'au chef du Gouvernement afin qu’ils expliquent à la nation de quoi il en retourne.
Les organismes de droits humains ont mis, dans ce dossier, l'Exécutif sur la sellette. D’après elle, l'administration en place alimente en catimini l'insécurité contre son peuple. Après La Saline, Bel-Air, entre autres, le Gouvernement serait à l'origine du massacre de Pont-Rouge en mai dernier. La Police nationale y avait pris part, d'après le RNDDH.
Dénonçant la velléité du chef de l'État de préparer son lit dans les quartiers populeux à des fins électoralistes, le secteur démocratique et populaire n'a pas laissé passer sous silence les conclusions des organisations des droits de l'Homme. L'Exécutif, d’après cette structure hostile au pouvoir, fait alliance avec les groupes armés qu'il essaie d'institutionnaliser pour s'assurer que l'alternance politique ne puisse jamais se réaliser.
Les massacres se suivent, les rapports éclaboussent les images des dirigeants et ils ne font absolument rien pour s'inscrire en faux contre ces rapports qui démontrent une connexion intense entre eux et les civils armés qui ont pris en otage la population. En guise de conséquence, de criminels notoires recherchés par la PNH auraient été escortés par des agents de la PNH.
Cette situation, vraisemblablement, a soulevé la colère des opposants au pouvoir. Lors d'une conférence de presse donnée, le 30 juin dernier, le secteur démocratique accorde 22 jours francs au ministre de la Justice, au directeur général de la PNH et au Premier ministre en vue de fournir des explications claires à la population concernant ce qui s'est passé effectivement au niveau de Pont-Rouge en mai dernier. Dans le cas contraire, souligne, André Michel, ils seront considérés comme des membres de gang et, par conséquent, une plainte sera déposée contre eux pour planification d'assassinats visant la population.
Plus loin, l'homme politique rappelle que le secteur démocratique et populaire n'a pas l'intention de lâcher prise. « C’est la bataille pour faire respecter la Constitution, construire la transition, l'organiser et la réussir. Dans la perspective d'atteindre ce but, nous tenons à le souligner une fois de plus que des pourparlers inclusifs sont fondamentaux », insiste l'homme de loi informant dans la foulée qu'une lettre ouverte est déjà acheminée au bureau du secrétaire général des Nations unies pour lui mettre au parfum de ce qui se passe réellement en Haïti.
Avant de conclure, André Michel a tenu à rappeler à la communauté internationale qu'il est de son devoir d'accompagner la population dans sa quête de mieux être. « Batay la dwe enklizif e tout moun dwe ladanl », balance le porte-parole.
Daniel Sévère
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