N ap mache pou lavi lance un appel au consensus
Au cours d’une conférence de presse donnée le 4 août 2021, la structure N ap mache pou lavi encourage les partis politiques à trouver un consensus en vue de résoudre la crise sociopolitique qui perdure. Les membres de cette dite structure, très critiques à l’endroit du Premier ministre qui, selon eux, veut prendre le contrôle intégral du pouvoir, font un rappel du caractère bicéphale du pouvoir exécutif.
« M. Ariel Henry ne peut pas venir s’imposer, ce n’est pas normal. Il faut un consensus », déclare le secrétaire général du Barreau de Port-au-Prince, Robinson Pierre-Louis qui dit croire que le Premier ministre Ariel Henry n’est pas la solution s’il maintient ses dernières décisions. En effet, il n’y aura pas de président à la tête du pays avant l’organisation des prochaines joutes électorales, d’après les propos du Premier ministre.
Une situation qui va encore retarder l’installation du Conseil supérieur du Pouvoir judiciaire, déplore Robinson Pierre-Louis. Les élus de la 4e judicature doivent être installés et prêter serment devant le président de la République, du Sénat et de la Chambre des députés. Or, toujours selon Me Pierre-Louis, aucune des 3 entités de l’État n’est fonctionnelle actuellement.
De son côté, Georges Wilbert Franck critique les partis et groupes politiques qui, selon lui, cherchent à se ruer vers le pouvoir afin d’être à la tête de la transition. À son avis, la priorité est la population et ses besoins : «Bonne gouvernance, stabilité de l'État, la sécurité, la réalisation des élections dans de bonnes conditions, cite-t-il. Selon le coordinateur de l’Union des normaliens et éducateurs haïtiens, l’intérêt de la nation doit primer. «Si les politiciens parviennent à trouver un accord basé sur un consensus, nous supporterons cet accord et discuterons avec les autorités en vue de définir une feuille de route et déterminer comment sera la transition. »
Samedi Simson, membre d'INI BAZ et de l’initiative N ap mache pou lavi annonce un sit-in devant le local du Conseil électoral le jeudi 12 août 2021. Il dit également être consterné par le comportement de plusieurs politiciens qui, aujourd’hui, supportent le Premier ministre Ariel Henry qui, selon lui, poursuit l'œuvre du feu président Jovenel Moïse. Il continue de dénoncer l’illégalité et l’illégitimité du Conseil électoral provisoire.
Samedi Simson continue de demander à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif de lancer un audit sur la gestion du CEP. Selon lui, l’organisation de la INI BAZ avait déjà écrit une correspondance au président de la CSCCA, Rogavil Boisguene, à ce sujet et ce dernier n’y a pas donné suite alors que, d’après lui, 45 millions de dollars ont été décaissés pour le référendum et 120 millions de gourdes sont mises à la disposition du CEP pour l’organisation des élections.
Geneviève Rose Murdith Joseph
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