La classe politique n’arrive pas à s’entendre sur le choix d’un président provisoire depuis l’assassinat de Jovenel Moise. Entre Mirlande Manigat, Edgard Leblanc Fils et Joseph Lambert, des structures politiques et organisations de la société civile se positionnent.
La classe politique n’arrive pas à s’entendre sur le choix d’un président provisoire depuis l’assassinat de Jovenel Moise. Entre Mirlande Manigat, Edgard Leblanc Fils et Joseph Lambert, des structures politiques et organisations de la société civile se positionnent.
Pour faire triompher la morale politique, beaucoup de structures politiques et organisations de la société civile ont fait le choix de Mirlande Manigat comme prochain président provisoire de la République. Une position que la professeure envisage réellement d’occuper afin de couronner sa carrière politique. Mais en raison de son âge et de sa santé fragile, des citoyens estiment que le choix de l’ancienne Première dame est hypothétique. En 2010, elle a été candidate à la présidentielle. Mais elle a perdu les élections aux dépens de Michel Martelly qui, pourtant, était en 3e dans la course lors des résultats du premier tour.
Homme politique haïtien, membre influent de l’Organisation politique OPL. Ancien président du Sénat de 1995 à 2000, Edgard Leblanc Fils est aussi proposé à la présidence provisoire d’Haïti par certaines organisations politiques. Lors des élections présidentielles au second degré de 2016, Edgard Leblanc Fils était en deuxième position de ces élections remportées par Jocelerme Privert. Une frange de la classe politique le supporte. Ces structures estiment qu’au même titre que Mirlande Manigat, Edgard Leblanc Fils est une personnalité fiable et crédible qui pourrait jouer le rôle de président provisoire en attendant les élections.
De toutes ces personnalités proposées, Joseph Lambert est le mieux placé. Président du tiers restant du Sénat depuis janvier 2021, sa candidature devient incontournable. C’est sans doute le personnage ayant reçu le plus de soutien possible pour l’accession à la présidence provisoire de la République. Avant même l’installation du cabinet ministériel d’Ariel Henry, un accord avait été trouvé pour l’installation de Joseph Lambert comme président provisoire d’Haïti. Mais l’arrivée d’une délégation étrangère a retardé cette prise de fonction. Et depuis lors, les négociations se poursuivent.
Composée d’officiels du Conseil national de sécurité, du département d’État, de celui de la Sécurité intérieure et du département de la Justice, la délégation américaine a retardé l’installation de Joseph Lambert dans l’idée de discuter avec les protagonistes à savoir Claude Joseph qui était alors Premier ministre par intérim, le Premier ministre nommé d’alors, Ariel Henry et le président du Sénat Joseph Lambert. Après les rencontres, certaines personnalités politiques ont retiré leur soutien à Joseph Lambert. Installé une semaine après comme Premier ministre, Ariel Henry a rapidement écarté toute idée d’un président provisoire avant les élections. Une position soutenue par la communauté internationale et qui divise encore plus la classe politique.
Evens REGIS
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