Appel téléphonique anonyme, menace de mort et insécurité foncière: le parquet promet de sévir contre les auteurs de ces actes
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Le nouveau commissaire du gouvernement près du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Gabriel Ducarmel, promet de sévir contre les individus mal intentionnés qui passent des appels téléphoniques à des particuliers pour les soutirer de l'argent. Le parquet, dit-il, a déjà reçu au moins 40 plaintes à cet effet et exige à la DCPJ d'approfondir l'enquête.
Le parquet de Port-au-Prince veut déclarer la guerre aux voyous qui harcèlent des citoyens avec des appels anonymes au quotidien pour leur réclamer de l'argent sous peine d'être enlevés ou tués. Ces gens mal intentionnés, affirme le CG, seront traqués jusque dans leur dernier retranchement.
Le parquet ne compte pas rester les bras croisés. La population a sa partition à jouer, croit le commissaire, qui invite les victimes à porter plainte. En ce qui a trait à ce phénomène, 40 plaintes sont déjà reçues au parquet. Une quantité importante de numéros de téléphone sont aussi recensés afin de permettre à la DCPJ de remonter jusqu'aux auteurs de ces actes.
Les victimes sont souvent menacées de mort et d'enlèvement, a informé, le commissaire. Il rappelle que la menace de mort est une infraction punie et incriminée par l'article 250 et suivant du Code pénal haïtien. La loi du 21 février 2017 portant modification de celle du 20 janvier 2009 incrimine elle aussi la question de l'enlèvement, a précisé l'homme de loi.
En ce sens, le chef de la poursuite annonce qu'il va accorder délégation de pouvoir à la DCPJ afin d'approfondir son enquête et de remonter aux auteurs de ces actes malhonnêtes. D'après le commissaire, la DCPJ a déjà travaillé sur plusieurs dossiers qu'elle a déféré par devant le parquet. Elle aura aussi en sa possession les numéros de téléphone recensés parmi les moyens nécessaires.
Plus loin, il met en garde ceux qui s'adonnent à l'insécurité foncière. Selon le CG qui soutient que la propriété privée est garantie par la loi, l'administration Moise/Jouthe se donne pour objectif de freiner cette pratique dans le pays et rappelle aux auteurs de ces actes de barbarie que l'Exécutif ne va pas plaisanter avec ce dossier.
Daniel Sévère
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