Écrire à la rédaction
Radio Pacific 101.5 fm
Actualité

Vives réactions nationales et internationales autour de l’assassinat de Me Monferrier Dorval

Vives réactions nationales et internationales autour de l’assassinat de Me Monferrier Dorval

Me Monferrier Dorval a été assassiné chez lui dans la nuit du vendredi 28 août 2020. Sa mort a provoqué une pluie de réactions tant au niveau national qu’international. D’une simple note de sympathie aux demandes d’arrêt de travail, les réactions sont nombreuses.

La mort de Me Dorval n’a pas laissé Haïti sans aucune réaction. Plusieurs organisations, associations ont déjà craché leur colère face à cet acte crapuleux. Des associations d’avocats d’autres pays amis ont déjà manifesté leur déception de ce spectacle qu’Haïti est en train d’offrir au monde entier. Ainsi, tous les barreaux d’avocats des différentes juridictions du pays, y compris la Fédération des barreaux d’Haïti (FBH), ont déjà condamné cet acte jugé odieux, atroce, répugnant, barbare, ignoble et crapuleux commis sur la personne de Monferrier Dorval, bâtonnier de l’Ordre des avocats de Port-au-Prince.

Ces différents barreaux, qui exigent lumière et justice autour de cet acte, espèrent que cette action pourra enfin soulever la conscience de la nation haïtienne marginalisée et exploitée depuis son indépendance en 1804. Profondément affecté par cet assassinat, le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire met pratiquement le système à l’arrêt jusqu’aux funérailles de Me Dorval. Le président du CSPJ, Me René Sylvestre a par conséquent demandé aux présidents des cours, doyens des tribunaux de première instance et juges titulaires de paix de lever le siège dans leur juridiction en attendant les funérailles de Me Monferrier Dorval.

Les cabinets d’avocats du pays, dont le cabinet Dorval. L’université d’État d’Haïti, où Me Dorval enseignait plusieurs matières relatives au Droit, notamment à la faculté de Droit et des sciences économiques (FDSE). Des personnalités publiques, notamment l’ancien président Jocelerme Privert. Le Palais national, la Primature, le parquet, beaucoup d’institutions étatiques et organismes de défense des droits humains ont déjà réagi sur l’assassinat de l’homme de loi. Également des associations professionnelles comme l’Association haïtienne des entreprises de construction (AHEC) et l’Association nationale des médias haïtiens (ANMH) ont condamné, avec des mots forts, ce forfait. Trois journées de deuil ont été décrétées par la Présidence.

Le deuil, selon des voix au milieu de la population, n’a plus sa place. C’est un calmant pour faire oublier l’événement et de passer à autre chose, disent-ils. L’heure est plutôt à la mobilisation. C’est ainsi que plusieurs marches pacifiques et manifestations contre l’insécurité généralisée sont déjà planifiées dans l’idée d’exiger justice et réparation pour la famille Dorval et pour le pays en général. De même qu’ici, dans l’international, cet assassinat est aussi difficile à digérer. Ainsi, la Conférence internationale des barreaux (CIB) qui regroupe des avocats de 47 États au niveau mondial a condamné avec la plus grande fermeté l’assassinat de Me Dorval.

D’après le secrétaire général de la CIB, Bernard Vatier, abattre le dernier bastion de la vertu ne peut susciter autre chose qu’un sentiment de révolte. La CIB promet d’être toujours aux côtés du peuple haïtien quand il s’agit de mener des actions pouvant faire respecter la justice et la dignité humaine. Et de façon séparée, des bâtonniers de Guadeloupe, de la Guyane et de la Martinique ont présenté leurs condoléances à la famille du Barreau de Port-au-Prince en cette circonstance. Par la même occasion, le bâtonnier de Paris dit espérer que lumière soit faite sur l’assassinat de Me Dorval et que les coupables soient condamnés. Ce lundi, des étudiants ont réalisé une mise en scène extraordinaire autour de la mort du professeur. À présent, il reste à la justice de faire son travail afin d’éviter l’intensification de ces mouvements qui pourraient engendrer une révolte populaire et la désobéissance civile dans le pays.

Par ailleurs, le Core Group (composé des ambassadeurs d’Allemagne, du Brésil, du Canada, d’Espagne, des États-Unis d’Amérique, de France, de l’Union européenne, du représentant spécial de l’Organisation des États américains et de la représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies) condamne dans les termes les plus forts l’assassinat du bâtonnier de Port-au-Prince. Le meurtre du professeur, selon ces diplomates, constitue une attaque contre des valeurs fondamentales. Le Core Group estime qu’il est un impératif que les circonstances entourant la mort du professeur soient éclaircies dans le cadre d’une enquête.

Evens REGIS

Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.

Connectez-vous

Pas encore de compte ? Inscrivez-vous

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Actualité

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, avec votre compte lecteur.

Rubriques à suivre