Écrire à la rédaction
Radio Pacific 101.5 fm
Actualité

Insécurité : de tuerie en tuerie

Insécurité : de tuerie en tuerie

Écouter l'article

Alors que le directeur général a.i de la Police nationale a lancé au début du mois d’août l’opération Terminator 1 pour mettre en déroute les fauteurs de troubles, mais la situation tend à s’empirer de jour en jour. En moins d’une semaine, le pays a enregistré deux tueries dans les quartiers de Bel-Air et ses environs, et l’assassinat par balles d’une dizaine de personnes, dont le bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval.

La situation sécuritaire du pays est de plus en plus inquiétante. Les décès par balles de certaines personnes dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince ont attesté de l’insécurité grandissante qui prend des proportions stratosphériques. Entre la fin du mois d’août et le début du mois de septembre, de nombreuses personnes ont trouvé la mort suite à des attaques des individus armés de façon illégale. En plein début de l’opération Terminator 1, les bandits semblent redoubler de force pour terroriser la population haïtienne.

Aucun quartier n’est épargné du climat d’insécurité qui sévit le pays. De Martissant à Tokyo en passant par Bel-Air pour aboutir à Pèlerin 5, l’insécurité change de bastion de temps en temps à Port-au-Prince. L’assassinat du bâtonnier Monferrier Dorval dans la zone résidentielle du chef de l’État montre que les hommes armés n’ont pas de limites.

Dans le quartier de Bel- Air et environ, les bandits armés ont mené deux assauts meurtriers en moins de trois jours. Dans l’après-midi du lundi 31 août et le mercredi 2 septembre, des bandits armés se sont rendus dans ces quartiers pour attaquer la population civile. Au terme de ces attaques, de nombreuses pertes en vie humaine sont enregistrées. Des maisons ont été incendiées également ainsi que des dégâts matériels.

L’opération Terminator, une farce

Lancée le 1er août, l’opération Terminator 1 n’apporte pas encore les résultats escomptés. Au contraire, les bandits continuent de s’exhiber en pleine rue jusqu’à se rendre dans d’autres zones. Le nombre de victimes par balle augmente de jour en jour. Même la Police nationale compte dans ses rangs des victimes par balle au cours de ces derniers jours.

D’un autre coté, malgré les bandits s’identifient et indiquent leur présence dans un lieu donné, la PNH ne mène aucune opération pour les intercepter. La fédération des gangs armés connue sous le nom de G9 an fanmi e alye s’identifie ouvertement, et ses membres se déplacent sans ambages.

Toutefois, le Premier ministre Joseph Jouthe a affirmé que trois présumés assassins de Me Monferrier Dorval ont été arrêtés. « Je ne peux pas donner trop de détails pour ne pas entraver l’enquête. Je ne peux non plus révéler l’identité des individus arrêtés. Mais je peux dire que nous sommes sur le bon chemin », indique le Premier ministre, relatant que l’un d’entre eux était en possession du téléphone portable du bâtonnier. « Les enquêteurs l’ont récupéré pour les besoins de l’enquête », précise Joseph Jouthe, après les informations attestant que la scène du crime, sécurisée, a été souillée.

La CNDDR se fait le porte-parole des groupes armés regroupés au sein du G9

Le président de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion, Jean Rebel Dorcenat, se fait le devoir depuis des mois de prendre la défense des groupes armés réputés proches du pouvoir. Celui qui intervient au nom de la Commission tente toujours de montrer l’innocence des bandits contrairement à son travail prédéfini. Il se contente d’indexer d’autres groupes de la société sans donner d’informations précises.

Très proche de ces groupes armés, M. Dorcenat avoue avoir contribué au regroupement des bandits en fédération. À chaque intervention dans les médias, il préfère défendre les groupes armés au lieu d’évoquer les travaux de sa commission pour faciliter le désarmement. Jusqu’à présent, la commission a récupéré environ une dizaine d’armes à feu seulement malgré ses multiples rencontres avec les groupes armés.

D’un autre côté, les armes à feu continuent de débarquer sur le territoire national en provenance de l’étranger. Chaque semaine, les agents douaniers découvrent des armes à feu, cachées dans d’autres objets. Qui commande ces armes ?

Le directeur général a.i, Rameau Normil, peine encore à trouver la bonne formule pour prendre le contrôle de la situation sécuritaire du pays. Les groupes armés règnent en maitres.

Woovins St Phard

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Actualité

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, sans inscription.

Rubriques à suivre