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La marche contre l’insécurité du SPNH-17 dispersée

La marche contre l’insécurité du SPNH-17 dispersée

Le lundi 7 septembre 2020, plusieurs rues de la capitale haïtienne ont été l’objet de vives tensions suite à des mouvements de protestations réclamant d’une part, justice pour le bâtonnier assassiné et d’autre part, la sécurité dans le pays et de meilleures conditions de travail pour les policiers. Le Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17) ainsi que des étudiants de la Faculté de droit de Port-au-Prince, accompagnés d’autres citoyens, ont été à l’origine de ces mouvements dispersés par les forces de l’ordre en usant de gaz lacrymogène.

Plusieurs rues de la capitale haïtienne ont été en ébullition ce lundi 7 septembre 2020. Après que les hommes de loi ont marché la semaine dernière pour réclamer justice pour le bâtonnier assassiné, c’est au tour des policiers du Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17) de fouler le macadam, ce lundi, pour réclamer de la sécurité et de meilleures conditions de travail. Des étudiants de la Faculté de droit et des sciences économiques (FDSE) de Port-au-Prince, accompagnés d’autres manifestants, ont été aussi dans les rues pour demander justice pour le bâtonnier.

Le mouvement des étudiants a débuté devant les locaux du FDSE de la rue Oswald Durand. Les manifestants ont pris la direction de la rue Saint-honoré où ils ont perturbé le fonctionnement du Lycée Fritz Pierre-Louis situé en face de l’hôpital de l’Université d’état d’Haïti (HUEH) en frappant avec des pierres les portes du lycée demandant aux élèves de rejoindre le mouvement. « Nous avons des étudiants, des professeurs et des hommes d’affaires qui continuent de mourir. Aujourd’hui, ce peuple ne peut rester à l’état de zombification... Nous, comme étudiants, nous disons que la mort du professeur Dorval ne peut rester impunie », a revendiqué un étudiant de la FDSE à l’intérieur du lycée.

Ensuite, les protestataires ont continué leur route pour en faire de même au Lycée Toussaint situé non loin. Reprenant la même route, ils ont mis le cap sur l’Avenue Jean-Paul. Avant même d’atteindre l’angle de l’avenue Christophe et l’avenue Jean-Paul II, les forces de l’ordre ont dispersé la manifestation qui avait pour objectif d’atteindre la maison du bâtonnier à Pèlerin (Pétion-Ville).

Parallèlement, le mouvement des policiers du Syndicat de la Police nationale d’Haïti, pour exiger de la sécurité, de meilleures conditions de travail et justice pour le bâtonnier, a débuté au Carrefour de l’aéroport avec pour objectif, la Place de la Constitution. Supportée par plusieurs citoyens, la marche des policiers a été dispersée par les forces de l’ordre avec du gaz lacrymogène à profusion, non loin de Poste Marchand.

Des citoyens, participant au mouvement qui a été dispersé, n’ont pas caché leur mécontentement vis-à-vis du régime en place. « Ma présence dans la rue est claire, c’est de contribuer à tout mouvement pouvant faire échec à ce pouvoir sanguinaire. Ce pouvoir qui a gangstérisé le pays et a volé le fonds Petrocaribe », a lâché un manifestant qui croit qu’il n’y aura pas d’élection dans le pays et qu’une transition sera responsable pour réaliser le procès Petrocaribe.

« Nous avons décidé de prendre la rue pour demander justice pour Me Dorval ainsi que les massacres qui ont été faits à Bel-Air à la ruelle Mayard », a fait savoir un manifestant issu de la structure dénommée Cacos d’Haïti.

Au cours du week-end le président de la République s’est rendu dans l’Artibonite. Il a indiqué, à l’occasion, qu’il fera appel aux Forces armées d’Haïti (FADH) pour contrecarrer les bandits opérant dans la région. En ce sens, le manifestant s’est demandé qu’est-ce qu’il en est des habitants du Bel-Air, situé non loin du Palais national, qui ont été victimes d’actes de violence.

Wisly Bernard Jean-Baptiste

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