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Délocalisation du Palais de justice : satisfaction exprimée par le CADDOH

Délocalisation du Palais de justice : satisfaction exprimée par le CADDOH

Le Collectif des avocats pour la défense des droits de l’homme (CADDOH) et la firme de construction LOYALITY se disent satisfaits du processus de délocalisation du Palais de justice, mais exigent que les audiences reprennent dans un temps record.

Le responsable du Collectif des avocats pour la défense des droits de l’homme, Me Arnel Remy salue la décision de délocaliser le Palais de justice, dont l’environnement insécuritaire représentait au quotidien un danger pour les hommes de loi et les justiciables.

En effet l’annonce en a été faite vendredi dernier par le ministre de la Justice lui-même, Me Rockfeller Vincent. Pris en otage par les gangs rivaux, le Bicentenaire ou est logé le Palais de justice était dans l’insécurité la plus totale. Du moins, selon Me Rémy, c’est au péril de leur vie qu’ils s’y rendaient sous la menace d’être assassinés ou enlevés.

Plusieurs voix de la basoche, dont le feu bâtonnier Monferrier Dorval, n’avaient cessé de monter au créneau pour exiger de sécuriser ou de délocaliser le Palais de justice.

Bien que provisoire, selon Me Rémy, cette décision permettra à l’appareil judiciaire de redémarrer, voilà pourquoi il demande aux autorités concernées de comprendre l’urgence et la nécessité qui s’impose et d’agir vite en adoptant des mesures sécuritaires, en vue de la reprise effective des activités.

« Oui, cette annonce de déplacer le Palais de justice est une bonne chose, mais ce que nous attendons au sein du CADDOH c’est la reprise dans le plus bref délai des assises, dans le souci de faire de l’espace dans les centres carcéraux ».

« Nous sommes à 4 voire 8 semaines sans assise », expliquant la surpopulation dans les prisons. Plus loin, le responsable du CADDOH dénonce avec véhémence le caractère discriminatoire d’une note signée par le ministre de la Justice demandant à la Brigade d’intervention contre l’insécurité foncière (BRICIF) de se mettre au service d’un particulier pour l’érection d’une clôture.

Selon l’homme de loi, ces agissements risquent d’accentuer le phénomène de l’insécurité foncière en Haïti. Selon lui, et en vertu de l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme : tous les gens naissent libres et égaux en droits. C’est du favoritisme et je dénonce cette attitude discriminatoire, avait lâché l’homme de loi.

Aujourd’hui la BRICIF supplante le système judiciaire et est la seule pouvant décider qui est propriétaire ou non. Il invite donc tous ceux qui ont des problèmes de spoliation à contacter le ministre de la Justice afin de faire sortir une note qui serait aussi en leur faveur. Pour l’homme de loi, cette justice de poids et de mesure doit prendre fin et justice doit être rendue à celui ou celle qui la mérite.

Gérard H. Resil

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