Écrire à la rédaction
Radio Pacific 101.5 fm
Éditorial

Pour la coexistence pacifique des deux peuples !

Pour la coexistence pacifique des deux peuples !

Écouter l'article

La frontière haïtiano-dominicaine est, sans cesse, en ébullition. Chaque fois survient une nouvelle situation de tension faisant toujours son lot de victimes sans pour autant décourager les candidats à l’expatriation. Des soldats dominicains ont ouvert le feu et ont fait au moins un mort et huit (8) blessés sur le territoire national, le weekend écoulé lors d’une échauffourée avec des Haïtiens dans la commune frontalière de Belladère. Les blessés ont été conduits d’urgence à l’hôpital de Mirebalais où ils ont reçu les soins que nécessitent leurs cas, selon la presse locale.Le président de la République, dans un tweet qui ne produit pas un simple effet de mode, s’est vite adressé à la population: “J’ai demandé aux habitants de Belladère de garder leur calme.

La frontière haïtiano-dominicaine est, sans cesse, en ébullition. Chaque fois survient une nouvelle situation de tension faisant toujours son lot de victimes sans pour autant décourager les candidats à l’expatriation. Des soldats dominicains ont ouvert le feu et ont fait au moins un mort et huit (8) blessés sur le territoire national, le weekend écoulé lors d’une échauffourée avec des Haïtiens dans la commune frontalière de Belladère. Les blessés ont été conduits d’urgence à l’hôpital de Mirebalais où ils ont reçu les soins que nécessitent leurs cas, selon la presse locale.Le président de la République, dans un tweet qui ne produit pas un simple effet de mode, s’est vite adressé à la population: “J’ai demandé aux habitants de Belladère de garder leur calme. Des instructions ont été données aux autorités compétentes d’accompagner les victimes en particulier et les habitants frontaliers en général.” Jovenel Moïse dit déplorer les incidents survenus sur la frontière à Belladère, suite à une violation territoriale, au cours de laquelle des compatriotes ont été grièvement blessés. Les autorités sont instruites de prendre les mesures appropriées pour le respect de l’intégrité territoriale de la République d’Haïti.L’ancienne candidate à la présidence et ex-sénatrice du Plateau central, Edmonde Supplice Beauzile, qui peut se targuer de ne jamais cacher ce qu’elle pense, s’insurge sur son compte Tweeter, contre les actes de violence dont sont victimes les Haïtiens dans la zone frontalière à Belladère. Elle a indiqué que les résidents de cette zone, dont la sécurité n’est assurée que par une dizaine de policiers, ont fait appel aux autorités de leur pays et s’estiment dépourvus de protection, tandis que les soldats dominicains ont tiré à hauteur d’homme, d’après les témoins.”Le vice-délégué a tenté de faire la médiation entre les deux groupes en conflit afin de ramener la paix dans la zone, mais en vain.”D’aucuns se demandent s’il y aurait un certain lien entre ces situations de tension en série et le Plan national de régulation des étrangers (PNRE) qui est arrivé à son terme depuis juin 2017. Adopté, en effet, en mai 2014, suite à l’adoption de l’arrêt TC-168-13, le PNRE avait permis à plus de 239.000 migrants, en majorité des ressortissants haïtiens, en situation illégale, d’obtenir un permis de séjour temporaire. Ce document était valable pour une durée d’un an à deux ans. Rien n’avait été toutefois indiqué ce qu’il adviendrait, par la suite, de ces migrants ayant obtenu un statut régulier. Le Groupe de Recherche et d’Appui aux rapatriés (GARR) avait fait remarquer que les personnes concernées vivaient dans la plus grande inquiétude devant la menace des autorités dominicaines de les rapatrier. Et depuis, c’est le déferlement des vagues de rapatriements des migrants et de leurs descendants qui n’ont pas pu intégrer ce plan. Ce, au grand dam de l’Organisation internationale de la migration (OIM), de la Fondation Zile... qui suggèrent aux deux États partageant l’île, d’engager un dialogue ouvert en vue de définir de meilleures stratégies pour régler le dossier brûlant des migrants illégaux, dont les permis de séjour ont expiré le 17 juin 2017. Et se pencher sur la situation de ces centaines de milliers d’autres qui n’ont pas pu bénéficier du PNRE, en dépit du fait qu’ils travaillaient en République dominicaine depuis de nombreuses années.Rompre le cycle des “Sans-papiers” en République voisine? Un véritable noeud gordien. Une équation difficile à résoudre, mais qui n’est pas sans solution. Le PNRE, loin de résoudre le problème des immigrants illégaux, n’est qu’un alibi pour accentuer et multiplier les violations des droits humains, estiment des dominicains d’origine haïtienne qui aspirent à leur intégration réelle et effective: “ Le plus important pour nous, ce n’est ni la cedula, ni l’acte de naissance, d’autant que ceux d’entre nous qui sont d’ascendance haïtienne ne sont pas dans la ligne de mire de l’État haïtien qui a attendu sept ans (un chiffre magique?: NDLR) pour implémenter le Programme d’Identification et de Documentation des Immigrants haïtiens (PIDIH) visant à fournir aux migrants haïtiens en situation irrégulière des documents d’identité leur permettant de bénéficier du PNRE. Et de tenter d’atteindre, s’il en est, “le rêve dominicain “pour la coexistence pacifique des deux peuples!La nouvelle équipe gouvernementale qui s’en vient gagnerait à ne garder que les projets et actions prioritaires afin de réussir ce plan d’austérité qui sous-tend l’abandon progressif des subventions généralisées, la réduction du nombre des contractuels dans l’administration publique et la limitation des recrutements même par voie de concours. Élaborer et assurer la mise en oeuvre de ce plan d’austérité relève d’une praxis gouvernementale incitant à l’adoption de mesures d’accompagnement visant à augmenter le pouvoir d’achat des populations à faible revenu. Et permettre l’allocation de ce qui reste des ressources matérielles de l’Etat aux franges des populations les plus vulnérables à travers les programmes sociaux de grande ampleur. Pour ce faire, une communication adéquate pour convaincre l’opinion est à envisager. Un nouveau cadrage budgétaire s’avère donc nécessaire et devrait préconiser pour le budget de fonctionnement la maitrise de l’évolution de la masse salariale à l’exception de la prise en charge de l’avancement statutaire du personnel et la rétention des recrutements dans les limites nécessaires au fonctionnement régulier des institutions.Déjà, le président de la République, Jovenel Moïse, a appelé, de ses voeux, que s’assument les fonctionnaires ayant atteint l’âge de la retraite. La nouvelle feuille de route se devrait de restreindre le lancement de nouveaux projets et de financer les projets d’investissements publics à rentabilité avérée (ports, aéroports, voies rapides reliant les grandes villes et les sections communales) par des modes de financement extrabudgétaire.La structure atypique des recettes fiscales ordinaires laisse à désirer. Elle traduit un effort du fisc non équitablement réparti. La pression fiscale est supportée par les pauvres. C’est une injustice qu’il faut vite réparer. Une réforme fiscale qui oriente le poids de la fiscalité sur les biens et services et non sur les salaires est plus que nécessaire.Dans l’exécution de ces projets, la priorité serait accordée aux entreprises nationales de construction. Dans les marchés publics, la préférence à afficher serait celle qui donne la préséance aux produits fabriqués en Haïti. La conjoncture actuelle renforce la conviction que les prochaines années seront marquées par une aggravation des déséquilibres macro-économiques. Des mesures s’imposent visant à redresser la barre par une politique d’austérité dont l’énoncé serait clairement expliqué à la population.Nous avons besoin de faire fructifier notre héritage. Ce n’est qu’à cette condition que le peuple mènera d’autres combats pour exiger de la gouvernance véritable.Sans conteste, les actes du Congrès du Bois-Caïman ont été d’une grande lucidité et d’une grande utilité pour dessiner les contours de l’avenir.Est-ce que nous sommes dans une république dépravée où seuls les membres du gang auront un jour accès aux dites bonnes écoles ?L’autre raison est encore plus folle.Y a-t-il une catégorie de gens qu’on ne veut pas fréquenter ? Un apartheid qu’on veut signifier, établir ? Un parent d’élèves a osé pointer du doigt les enfants qui arrivent sur taxi-moto. On pourrait aussi indexer les enfants qui viennent dans des voitures qui ne font pas high class. Beaucoup de journalistes du National tomberaient sous les couperets de cette discrimination qui ne se dit pas.Il faut que ces gens, ces fous, qui exigent à ces responsables d’établissements d’augmenter les frais scolaires, soient clairs. Qu’on cesse de se cacher. S’il y a une partie de la population qu’on méprise, qu’on déteste, qu’on veut anéantir, qu’on le dise.Il y a aussi un autre drame. Ceux qu’on méprise, qu’on veut annihiler et qui tiennent malgré tout à ce que leur progéniture fréquente de tels établissements simplement pour dire qu’on est là même si alors l’enfant grandit frustré, avec des complexes qui viendront achever la société.Ceux qui se croient d’une race supérieure dans ce pays, ils doivent être non seulement aveugles, mais fous. Il n’y a rien à montrer pour le prouver sinon qu’une infériorité, une bestialité, une compétence à perpétuer le chaos, la misère, bref le mal même dans leurs propres lieux.Qu’on cesse dans les officines, dans certaines réunions de parents dans les écoles, à étaler une telle maladie mentale.Qu’on avoue publiquement qu’on nous méprise, qu’on nous hait et les marrons, les vrais vainqueurs des troupes de Leclerc en 1803 se ressouviendront de leurs faits d’armes.C’est bien beau d’indexer le peuple, de lui dire qu’il est sauvage, pas civilisé quand c’est vous qui implémentez la misère, qui financez les gangs et le chaos.L’union est la force d’une nation, mais la place des psychopathes est à l’asile.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Éditorial

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, sans inscription.

Rubriques à suivre