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Les choix qui s’imposent !

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Le nom du prochain Premier ministre devrait être connu cette semaine. Quelle personnalité providentielle le président va-t-il tirer de son chapeau de prestidigitateur ? Il a longtemps consulté différents secteurs et devrait finalement annoncer qui sera son co-pilote aux commandes de cet État fantomatique. La dérive est certaine, et il faut un leadership consensuel et éclairé pour nous sortir de cette conjoncture boueuse. Il faut surtout de la part du chef de l’État, une qualité rare chez nos dirigeants, un peu plus d’humilité que requiert d’ailleurs la gravité du moment.L’épouse du président a sans doute tiré les conséquences des dangers de décisions politiques dommageables en allant rendre visite aux riverains de Pèlerin 5 et en prenant l’engagement de réparer l’offense faite à ces familles démunies.

Le nom du prochain Premier ministre devrait être connu cette semaine. Quelle personnalité providentielle le président va-t-il tirer de son chapeau de prestidigitateur ? Il a longtemps consulté différents secteurs et devrait finalement annoncer qui sera son co-pilote aux commandes de cet État fantomatique. La dérive est certaine, et il faut un leadership consensuel et éclairé pour nous sortir de cette conjoncture boueuse. Il faut surtout de la part du chef de l’État, une qualité rare chez nos dirigeants, un peu plus d’humilité que requiert d’ailleurs la gravité du moment.L’épouse du président a sans doute tiré les conséquences des dangers de décisions politiques dommageables en allant rendre visite aux riverains de Pèlerin 5 et en prenant l’engagement de réparer l’offense faite à ces familles démunies. Le dialogue, même après la catastrophe, n’est jamais un mauvais choix. La Première dame a même reconnu que le chef de l’État avait un peu, à son corps défendant, délaissé la région métropolitaine, dans un souci de « décentraliser sa politique ».Le chef de l’État devra dans les prochains jours arrondir un peu plus les angles de son action politique. Il faudra éviter toute « tentation totalitaire » et se mettre un peu plus à l’écoute des revendications de ce que le feu professeur Marcel Gilbert appelait « le peuple revendicatif ».Compte tenu du fait qu’il ne comptait nullement se défaire du Premier ministre démissionnaire, et que ce nouveau choix lui est en principe dicté par les circonstances, il va lui falloir naviguer à vue pour éviter les habituelles querelles de cabinet entre la présidence et la primature. Nos chefs ont trop souvent l’habitude de transformer les conflits personnels en affaires d’État. Dans un pays où la culture politique est toujours une affaire de « moun pa », ce sera une vraie gageure de réussir la cohabitation entre groupes aux intérêts divergents. Un pays comme la France qui a connu plusieurs cohabitations entre la droite et la gauche n’a pas échappé aux petits « meurtres d’État ». La cohabitation entre François Mitterrand et Jacques Chirac ne fut nullement un long fleuve tranquille, mais le poids institutionnel l’a toujours emporté sur les détestations personnelles.Le Parlement a déjà rentré ses billes. Les autorités du Sénat ont juré, du moins officiellement, de ne pas interférer dans les choix des ministres et directeurs généraux. Jusqu’où pourront-ils résister à une si cruelle tentation ? Nos pères conscrits vont-ils du jour au lendemain abandonner de si juteux privilèges ? Laissons du temps au temps qui nous permettra de tester les efforts de ces élus pour rétablir tant soit peu une confiance lourdement entamée dans nos institutions.Les laves de l’éruption politique des 6 et 7 juillet 2018 se sont lentement refroidies, mais de l’énergie tellurique continue de s’accumuler sous nos pieds. La situation s’est empirée depuis les derniers événements, tous les augures annoncent que le grand suicide collectif est pour bientôt. Nous avons même vu sur les murs des graffitis annonçant une « opération Goudougoudou », toute chose qui rappelle des images apocalyptiques et fait remonter dans nos souvenirs la mémoire de l’abime.Toujours est-il que nous sommes aussi capables du meilleur, si tous les secteurs s’engagent pour changer les actuels paradigmes et si, comme la première dame en visite chez les riverains de Pèlerin, le président aura compris qu’il faut qu’il se construise une nouvelle légitimité.Les différents secteurs sociaux devront s’organiser et s’impliquer un peu plus dans un mouvement d’organisation et de restructuration du pays. Pas uniquement en prenant position sur les réseaux sociaux, mais dans l’action sociale génératrice de changement pour un pays rêvé.Pour sauver la République et ses institutions, les acteurs ont besoin de développer un sens exceptionnel du consensus et surtout de justice quand il le faut.C’est moins douloureux de visiter un ami en prison que d’aller se recueillir sur sa tombe.Brûler le siège du Parlement ou exiger que les parlementaires démissionnent en bloc ne permettront pas de rétablir, au plus vite, la confiance.Est-ce que nous sommes dans une république dépravée où seuls les membres du gang auront un jour accès aux dites bonnes écoles ?L’autre raison est encore plus folle.Y a-t-il une catégorie de gens qu’on ne veut pas fréquenter ? Un apartheid qu’on veut signifier, établir ? Un parent d’élèves a osé pointer du doigt les enfants qui arrivent sur taxi-moto. On pourrait aussi indexer les enfants qui viennent dans des voitures qui ne font pas high class. Beaucoup de journalistes du National tomberaient sous les couperets de cette discrimination qui ne se dit pas.Il faut que ces gens, ces fous, qui exigent à ces responsables d’établissements d’augmenter les frais scolaires, soient clairs. Qu’on cesse de se cacher. S’il y a une partie de la population qu’on méprise, qu’on déteste, qu’on veut anéantir, qu’on le dise.Il y a aussi un autre drame. Ceux qu’on méprise, qu’on veut annihiler et qui tiennent malgré tout à ce que leur progéniture fréquente de tels établissements simplement pour dire qu’on est là même si alors l’enfant grandit frustré, avec des complexes qui viendront achever la société.Ceux qui se croient d’une race supérieure dans ce pays, ils doivent être non seulement aveugles, mais fous. Il n’y a rien à montrer pour le prouver sinon qu’une infériorité, une bestialité, une compétence à perpétuer le chaos, la misère, bref le mal même dans leurs propres lieux.Qu’on cesse dans les officines, dans certaines réunions de parents dans les écoles, à étaler une telle maladie mentale.Qu’on avoue publiquement qu’on nous méprise, qu’on nous hait et les marrons, les vrais vainqueurs des troupes de Leclerc en 1803 se ressouviendront de leurs faits d’armes.C’est bien beau d’indexer le peuple, de lui dire qu’il est sauvage, pas civilisé quand c’est vous qui implémentez la misère, qui financez les gangs et le chaos.L’union est la force d’une nation, mais la place des psychopathes est à l’asile.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.

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