Vous avez dit “ Plan d’action contre la traite des personnes”?
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Dans le Manuel de la lutte contre la traite des êtres humains à l’usage des praticiens de la justice pénale, la traite des personnes est présentée comme une violation insupportable des droits humains et un acte répréhensible à part entière. Elle renvoie à d’autres crimes, tels que le travail forcé ou l’exploitation considérés comme des formes modernes d’esclavage. Depuis des décennies, la lutte contre ce phénomène figure en bonne place à l’agenda international.
Dans le Manuel de la lutte contre la traite des êtres humains à l’usage des praticiens de la justice pénale, la traite des personnes est présentée comme une violation insupportable des droits humains et un acte répréhensible à part entière. Elle renvoie à d’autres crimes, tels que le travail forcé ou l’exploitation considérés comme des formes modernes d’esclavage. Depuis des décennies, la lutte contre ce phénomène figure en bonne place à l’agenda international. La sensibilisation et la formation extensive des divers acteurs sociaux semblent être la façon idéale d’arriver à une meilleure compréhension, à une application renforcée de la loi et au développement de plus d’actions efficaces pour combattre ce fléau.L’Ambassadeur des États-Unis d’Amérique en Haïti, Mme Michèle Sison, dans un communiqué en date du 28 juin2018 s’inspirant du rapport du Département d’État américain, assure que son pays continuera de travailler avec Haïti qui est en train de finaliser un Plan d’action national contre la traite des personnes. L’adoption de ce Plan, associée au renforcement de la capacité du pouvoir judiciaire à poursuivre les trafiquants, représente, selon elle, des étapes essentielles pour progresser dans l’objectif commun des deux pays.Ce communiqué qui s’inscrit dans le cadre du rapport annuel sur la traite des personnes et publié le 28 juin dernier à Washington D.C. par le secrétaire d’État américain, M. Michael R. Pompeo et le conseiller du président américain, Mme Ivanka Trump, attire l’attention sur l’importance accordée par le Département d’État américain sur le projet du Plan d’action du Gouvernement haïtien. En effet, M. Pompeo a souligné que le rapport TPI de cette année tient compte du travail critique des communautés locales pour arrêter les trafiquants et fournir une assistance aux victimes. “La traite des personnes est un problème mondial, mais aussi local. Les communautés sont un élément essentiel de la solution. Et les États-Unis sont profondément engagés dans cette lutte.”Conformément à la loi américaine sur la protection des victimes de la traite (Trafficking Victim Protection Act), le rapport TIP évalue les efforts déployés par les gouvernements du monde pour lutter contre la traite des personnes. Il met en évidence des stratégies pour lutter contre ce phénomène et protéger les victimes. Le rapport de l’année 2018, la 18e édition, inclut des analyses concernant 187 pays et territoires, y compris les États-Unis. Le gouvernement américain a établi des partenariats avec d’autres pays, des organisations internationales et des organisations non gouvernementales (ONG) en vue de lutter contre la traite des êtres humains. Ces projets qui reflètent toute une série d’efforts conjugués et dans un même dessein ont une portée mondiale, régionale et locale. “Au cours de l’année écoulée, le soutien des États-Unis a permis aux bénéficiaires, y compris en Haïti, de contribuer à l’élaboration et à la promulgation des lois contre la traite, de renforcer les capacités et la sensibilisation afin de combattre la traite des personnes et répondre aux besoins de protection des victimes”.Haïti, déjà indexé par le Département d’État américain dans son rapport publié le 2 juillet 2016, en dépit des instruments légaux adoptés et la création du Comité national de lutte contre la traite des personnes (CNLTP) s’est présenté jusqu’à date comme un mauvais élève dans la région des Caraïbes aux côtés de six autres pays figurant sur une liste noire et qui n’ont pas déployé suffisamment d’efforts pour combattre ce fléau. Aujourd’hui, deux ans plus tard, le pays garde jalousement la position à laquelle il avait accédé, soit le niveau 2 qui le range confortablement au sein des pays en observation. Il fait du sur place à défaut d’avancer. Selon le CNLTP, la loi sur la lutte contre la traite des personnes (cf. Le Moniteur juin 2014) indique qu’il s’agit d’un problème complexe de dimension nationale qui demande des solutions. Et c’est dans cet esprit que se précise le Plan d’action national, cette montagne qui aura le scrupule de ne pas accoucher d’une souris.Toute une campagne d’éducation civique, citoyenne, devrait être entreprise et durer sur le temps pour extirper de notre collectif ces comportements et pensées qui non seulement font abstraction de l’autre, mais surtout nous enferment dans une sorte d’égocentrisme où des esprits tortueux confondent culture et comportements acquis dans le chaos de cette médiocrité voulue par un État pour sécuriser sa reproduction. Le drame, c’est quand des compatriotes à l’étranger reproduisent ces comportements sans comprendre les dommages qu’ils peuvent causer à ces autres qui existent hors de nos frontières. On peut alors hurler à la persécution ou au racisme. Pour remédier à tout cela, il faut ici, donner à l’humain – à l’autre - la place qui lui revient de droit.Le discours des hommes d’État se durcit de plus en plus et l’absence de civilité semble être la chose du monde la mieux partagée entre les puissants de ce monde. Les exportateurs européens ressentent sur leur nuque la chaleur de ces nouvelles dispositions des douanes américaines. Les Européens affutent leurs armes économiques et se préparent à sanctionner lourdement des centaines de milliards de produits venus des États-Unis.Un nouveau nationalisme est né, chevillé aux « intérêts américains ». Il se situe à mi-chemin du traditionnel isolationnisme des années 30 et d’un interventionnisme aujourd’hui décomplexé. Ce qui n’est pas pour déplaire à un certain électorat qui espère ainsi un retour de la grande prospérité des États-Unis d’Amérique, celle qui a consacré leur suprématie incontestée à travers le monde.Toutefois, resurgissent aux yeux des témoins de ce nouveau siècle, une dureté et une brutalité dans les rapports entre les nations dont la tendance ultime est la banalisation et/ou l’indifférence face aux désastres qu’ils soient humanitaires ou économiques.Les bons samaritains, les personnes en campagne, les gestionnaires du risque et les Forces armées d’Haïti auraient pu être opérationnels dès maintenant : en apprenant à la population à mieux se protéger, en libérant les rues, les lits des ravines et en aidant les personnes en situation de vulnérabilité à prendre conscience de leur fragilité et agir sur sa réduction.La prévention vaut mieux que la réponse.On peut bien parler de décentralisation. Mais il faut se souvenir que dans la folie et le chaos de ce pays, il faut redéfinir le sens des mots.circonstances d’exercice de cette pratique, admettons-le, poussent àla nostalgie. La voix de Colette Lespinasse ni coquette ni arrogantemanque. Les travaux de Mireille Neptune Anglade, de Suzy Castor, entre autres, ne sont ni exemples ni références pour les abonnées des mots d’ordre de la coopération internationale voire du protectorat de la MINUSTAH.Le mouvement féministe en Haïti a livré des batailles qui ont servi de béquilles à la lutte pour la démocratie et la restitution de leurhumanité à chaque Haïtien. Ceci étant posé, le principe de l’égalité homme femme ne saurait aujourd’hui se confiner aux quotas dans les secteurs hyper valorisés dans un mouvement désarticulé porté par des célébrités incapables de cerner les enjeux majeurs du féminisme et de l’humanité.Ce 8 mars 2018, le commerce du pardon et des bouquets de fleurs fonctionne à plein régime. Des femmes, entre petits fours et autres niaiseries, prennent la parole pour elles, valorisent d’autres dans un cercle d’adoration mutuelle. Sur Facebook, les murs sont pavés de formules bienveillantes. Aux dernières nouvelles, il est nécessaire de poursuivre la lutte.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes sont en chômage technique, sans garantie de retrouver leur précaire place dans la sous-traitance à cause d’un bras de fer entre hommes de pouvoir.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes jetées sur la route du Chili et des incertitudes de l’exil sont dans une salle de rétention à l’aéroport de Santiago. Certaines saignent d’angoisse et de désespoir.Hommage, désenchantements et renouvellement du besoin de lutter, la Journée internationale de la femme peut aussi être le prétexte ou l’occasion de rappeler aux femmes et aux hommes du pays qu’il ne faut pas arrêter de marcher ensemble à la même hauteur. La vigilance est toujours de mise.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.
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