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Les épreuves de fin du cycle secondaire se tiennent actuellement. Plusieurs milliers de jeunes se sont rendus dans les différents centres d’examens. C’est un rendez-vous toujours important pour le ministère de l’Éducation nationale. Un rendez-vous important, surtout, pour la nation.De nombreux établissements scolaires ont organisé des cérémonies de fin de cycle. Cela a été l’occasion de constater, en dépit de ces discours qui prétendent que notre jeunesse ne s’intéresse pas aux choses de l’esprit, la somme d’intelligences, de talents, dont nous disposons. Malheureusement, il n’y aura pas assez d’universités de qualité pour les recevoir.
Les épreuves de fin du cycle secondaire se tiennent actuellement. Plusieurs milliers de jeunes se sont rendus dans les différents centres d’examens. C’est un rendez-vous toujours important pour le ministère de l’Éducation nationale. Un rendez-vous important, surtout, pour la nation.De nombreux établissements scolaires ont organisé des cérémonies de fin de cycle. Cela a été l’occasion de constater, en dépit de ces discours qui prétendent que notre jeunesse ne s’intéresse pas aux choses de l’esprit, la somme d’intelligences, de talents, dont nous disposons. Malheureusement, il n’y aura pas assez d’universités de qualité pour les recevoir. Un bon nombre de ces jeunes feront tout pour partir. Vers la République dominicaine, l’Amérique du Sud, les États-Unis et l’Europe.Comment ne pas penser à tous ces jeunes formés en médecine à Cuba, méprisés par l’État haïtien et qui ont été la plupart récupérés par d’autres pays en particulier l’Espagne et le Brésil !Tout pouvoir soucieux de la question nationale aurait dû penser des politiques pour conserver une matière grise qui va enrichir les autres. Pourquoi l’État ne prendrait-il pas en charge un nombre significatif de lauréats aux examens de fin d’études scolaires sur une base bien définie en leur offrant tous les avantages afin de les dissuader de laisser le pays ? Bien sûr, on va ressortir l’argument du manque de ressources. Mais on ne manque pas de ressources quand il s’agit d’utiliser les fonds publics pour des raisons purement démagogiques ou pour s’acheter au prix fort l’appui de politiciens. En fait, ce n’est pas une question de ressources. C’est une question de priorité.On ne pourra pas changer de cap, c’est-à-dire engager le pays sur la voie du progrès si on ne donne pas un signal clair sur l’importance à accorder au savoir, à la compétence. Si certains responsables politiques ne le comprennent pas encore, la société haïtienne dans son ensemble est en train de se rendre compte des dégâts que peut causer la médiocrité si elle se retrouve aux commandes de la chose publique. Si certains montent encore au créneau pour défendre l’indéfendable, on comprend que ces avocats du diable ne font que tenter de protéger leurs intérêts mesquins.Il faut recommencer à courtiser la matière grise. C’est un impératif. Le nouveau programme du ministère de l’Éducation nationale, de l’avis de plus d’un, ne semble pas favoriser l’excellence. Or le pays ne peut faire l’économie du savoir. Ce qui tient encore notre système scolaire, c’est l’implication citoyenne de nombreux directeurs d’écoles, de professeurs et aussi de parents qui ont compris que l’éducation ne peut être au rabais dans un monde de jour en jour plus compétitif. Il y a des écoles qui deviennent performantes. Leurs résultats commencent par être reconnus par des centres universitaires très pointus à l’étranger alors que l’État haïtien reste à la traine dans son refus, sa peur, pour des raisons inavouées, mais qu’on devine bien, de promouvoir l’excellence.C’est donc l’occasion pour le National de féliciter cette armée d’éducateurs qui, contre vents et marée, en dépit des mauvais exemples si souvent offerts à la jeunesse, continue à tenir le flambeau de l’excellence. Le savoir doit constamment revenir à l’assaut comme cette équipe de foot qui patiemment reprend le siège du camp adverse, en dépit des échecs jusqu’à marquer à la toute dernière minute le but victorieux sur coup de pied franc. Ce but sur coup de pied arrêté, l’excellence l’obtiendra aussi pour que la nation puisse enfin signifier sa victoire.Nos élus se doivent de prendre leurs responsabilités face aux défis de l’heure. Et ce, par-delà la poussière soulevée par une caravane en plein labeur, mais qui ne suffit guère à faire reculer la pauvreté.Le pays a grandement besoin d’une opposition organisée, mais qui se doit à tout prix d’éviter les facilités ruineuses de l’insurrection permanente a visée électoraliste. Une formule usitée qui souvent ne débouche sur aucune alternative constructive. Il faudrait faire le bilan de nos différentes révoltes armées ou pacifiques depuis deux siècles et orienter nos luttes politiques sur des chemins balisés et débarrassés des embuches politiciennes à courte vue, sans égard pour la chose publique et pour l’intérêt général.Les bons samaritains, les personnes en campagne, les gestionnaires du risque et les Forces armées d’Haïti auraient pu être opérationnels dès maintenant : en apprenant à la population à mieux se protéger, en libérant les rues, les lits des ravines et en aidant les personnes en situation de vulnérabilité à prendre conscience de leur fragilité et agir sur sa réduction.La prévention vaut mieux que la réponse.On peut bien parler de décentralisation. Mais il faut se souvenir que dans la folie et le chaos de ce pays, il faut redéfinir le sens des mots.circonstances d’exercice de cette pratique, admettons-le, poussent àla nostalgie. La voix de Colette Lespinasse ni coquette ni arrogantemanque. Les travaux de Mireille Neptune Anglade, de Suzy Castor, entre autres, ne sont ni exemples ni références pour les abonnées des mots d’ordre de la coopération internationale voire du protectorat de la MINUSTAH.Le mouvement féministe en Haïti a livré des batailles qui ont servi de béquilles à la lutte pour la démocratie et la restitution de leurhumanité à chaque Haïtien. Ceci étant posé, le principe de l’égalité homme femme ne saurait aujourd’hui se confiner aux quotas dans les secteurs hyper valorisés dans un mouvement désarticulé porté par des célébrités incapables de cerner les enjeux majeurs du féminisme et de l’humanité.Ce 8 mars 2018, le commerce du pardon et des bouquets de fleurs fonctionne à plein régime. Des femmes, entre petits fours et autres niaiseries, prennent la parole pour elles, valorisent d’autres dans un cercle d’adoration mutuelle. Sur Facebook, les murs sont pavés de formules bienveillantes. Aux dernières nouvelles, il est nécessaire de poursuivre la lutte.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes sont en chômage technique, sans garantie de retrouver leur précaire place dans la sous-traitance à cause d’un bras de fer entre hommes de pouvoir.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes jetées sur la route du Chili et des incertitudes de l’exil sont dans une salle de rétention à l’aéroport de Santiago. Certaines saignent d’angoisse et de désespoir.Hommage, désenchantements et renouvellement du besoin de lutter, la Journée internationale de la femme peut aussi être le prétexte ou l’occasion de rappeler aux femmes et aux hommes du pays qu’il ne faut pas arrêter de marcher ensemble à la même hauteur. La vigilance est toujours de mise.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.
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