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Éditorial

Le nouvel équilibre de la terreur !

Le nouvel équilibre de la terreur !

Le chef de l’État de la Corée du Nord vient d’annoncer la ferme­ture d’un site d’essais de missiles nucléaires. Une nouvelle qui a fait le tour des chancelleries et a suscité une vague d’optimisme de par le monde. La péninsule coréenne était devenue en 2017, le carrefour de tous les dangers. Une guerre nucléaire paraissait chaque jour inévitable entre les États-Unis et la Corée du Nord, les leaders des deux pays affichaient un profil belliqueux et va-t-en-guerre qui donnait froid dans le dos aux experts les plus cir­conspects.Depuis quelques mois, le vent a tourné. Le leader nord-Coréen a effectué un virage inattendu en se rapprochant soudainement de son voisin sud-Coréen.

Le chef de l’État de la Corée du Nord vient d’annoncer la ferme­ture d’un site d’essais de missiles nucléaires. Une nouvelle qui a fait le tour des chancelleries et a suscité une vague d’optimisme de par le monde. La péninsule coréenne était devenue en 2017, le carrefour de tous les dangers. Une guerre nucléaire paraissait chaque jour inévitable entre les États-Unis et la Corée du Nord, les leaders des deux pays affichaient un profil belliqueux et va-t-en-guerre qui donnait froid dans le dos aux experts les plus cir­conspects.Depuis quelques mois, le vent a tourné. Le leader nord-Coréen a effectué un virage inattendu en se rapprochant soudainement de son voisin sud-Coréen. La visite d’une délégation de haut niveau accompagnant des athlètes aux récents jeux de Séoul annonçait le début d’un dégel qui devra se poursuivre avec un prochain sommet entre les deux Corées et last but not the least : une ren­contre entre le président Trump et Kim Jong Un.Cette rencontre entre les deux protagonistes qui menaçaient de noyer le 38parallèle sous un déluge nucléaire ouvre une fenêtre d’opportunité pour une paix armée. Car il ne fait aucun doute que cette décision nord-coréenne n’est qu’une halte au bord d’un gouffre profond et que le désarmement nucléaire n’est pas pour demain.En effet, le régime de Piong Yong croit que seule la dissuasion nucléaire peut tempérer toute tentation occidentale d’initier chez lui un changement de régime. Kim Jong Un voulait faire son en­trée au club select des puissances nucléaires pour dialoguer à égalité avec les grands pays qui conduisent le destin du monde, et maintenant que c’est chose faite, il ralentit le tempo.Aujourd’hui, en se posant en partenaires responsables de la com­munauté internationale, l’homme fort de la Corée du Nord joue la carte de la maturité. Après avoir fait le fou et exposé à la face d’un monde ébahi ses joujoux nucléaires qu’il envoyait régulière­ment balader dans le ciel du Japon, le dictateur nord-Coréen pro­voque chez ses adversaires le syndrome de l’otage. Tout se passe comme si l’on devenait brusquement reconnaissant à celui qui avait pouvoir de nous ôter la vie et qui finalement, à notre grand soulagement, en décide autrement.La Corée du Nord peut faire la guerre et possède la puissance de feu capable d’inquiéter la plus grande puissance du monde, mais elle a aussi les ressorts diplomatiques pour changer la donne et initier un processus de paix. Telle est la leçon de Kim Jong Un qui se révèle, de ce point de vue, un redoutable joueur d’échecs.Quant au président Trump, empêtré dans les enquêtes autour de son administration, une rencontre avec son adversaire le plus di­rect et un éventuel accord, même hypothétique, sur une dénu­cléarisation de la région, ferait entrer de l’air frais dans un Oval Office rendu toxique par la fumée épaisse des affaires qui ne finissent pas de s’accumuler depuis son élection.Les deux hommes ont d’ailleurs, toutes proportions gardées, quelques points communs : une conception partagée du leader­ship fort, et une passion pour l’épreuve de force.Quoiqu’ il en soit, le dialogue reste la voie unique de règlement de cette situation on ne peut plus dangereuse. On ne peut souhaiter que les intérêts en jeu rendent une guerre nucléaire tellement ru­ineuse que le jeu n’en vaille plus la chandelle…atomique.Manifestation perpétuelle près de la Faculté d’Ethnologie. Des policiers impassibles n’interviennent pas, mais surveillent. Le pays sombre déjà dans ce rayon de cinq cents mètres. On n’a pas besoin d’aller plus loin pour comprendre, car l’espace physique reflète bien l’état mental des hommes.On remorque des voitures qui stationnent dans certains endroits de cette zone. La facture est salée. L’État bandit, kleptomane, au travail. Le moteur de la corruption est dans cet espace, dans ce centre.On peut bien parler de décentralisation. Mais il faut se souvenir que dans la folie et le chaos de ce pays, il faut redéfinir le sens des mots.circonstances d’exercice de cette pratique, admettons-le, poussent àla nostalgie. La voix de Colette Lespinasse ni coquette ni arrogantemanque. Les travaux de Mireille Neptune Anglade, de Suzy Castor, entre autres, ne sont ni exemples ni références pour les abonnées des mots d’ordre de la coopération internationale voire du protectorat de la MINUSTAH.Le mouvement féministe en Haïti a livré des batailles qui ont servi de béquilles à la lutte pour la démocratie et la restitution de leurhumanité à chaque Haïtien. Ceci étant posé, le principe de l’égalité homme femme ne saurait aujourd’hui se confiner aux quotas dans les secteurs hyper valorisés dans un mouvement désarticulé porté par des célébrités incapables de cerner les enjeux majeurs du féminisme et de l’humanité.Ce 8 mars 2018, le commerce du pardon et des bouquets de fleurs fonctionne à plein régime. Des femmes, entre petits fours et autres niaiseries, prennent la parole pour elles, valorisent d’autres dans un cercle d’adoration mutuelle. Sur Facebook, les murs sont pavés de formules bienveillantes. Aux dernières nouvelles, il est nécessaire de poursuivre la lutte.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes sont en chômage technique, sans garantie de retrouver leur précaire place dans la sous-traitance à cause d’un bras de fer entre hommes de pouvoir.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes jetées sur la route du Chili et des incertitudes de l’exil sont dans une salle de rétention à l’aéroport de Santiago. Certaines saignent d’angoisse et de désespoir.Hommage, désenchantements et renouvellement du besoin de lutter, la Journée internationale de la femme peut aussi être le prétexte ou l’occasion de rappeler aux femmes et aux hommes du pays qu’il ne faut pas arrêter de marcher ensemble à la même hauteur. La vigilance est toujours de mise.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.

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