Un exemple à suivre!
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Dans sa livraison du samedi 3 mars dernier, le journal français L’Express a fait état d’une visite éclair du président Emmanuel Macron à la prison civile de Fresnes. Le chef de l’État français y a rencontré la veille les personnels du centre carcéral où la surpopulation frôle les 200%. Une visite exceptionnelle, mais sans avis préalable.Emmanuel Macron a passé quatre (4) heures dans la prison de Fresnes. Sans journaliste ni caméra. Le choix se voulait purement stratégique.
Dans sa livraison du samedi 3 mars dernier, le journal français L’Express a fait état d’une visite éclair du président Emmanuel Macron à la prison civile de Fresnes. Le chef de l’État français y a rencontré la veille les personnels du centre carcéral où la surpopulation frôle les 200%. Une visite exceptionnelle, mais sans avis préalable.Emmanuel Macron a passé quatre (4) heures dans la prison de Fresnes. Sans journaliste ni caméra. Le choix se voulait purement stratégique. Il a échangé sur les conditions de détention et de sécurité au sein de l’établissement pénitentiaire avec les personnels qui n’ont pas hésité à lui soumettre leur cahier de charges. Si le dirigeant français a pu se rendre compte des conditions précaires dans lesquelles travaillent les surveillants, il s’est suffisamment renseigné sur le traitement inhumain infligé aux prisonniers. Horrible! La différence, sans aucun doute, avec le Pénitencier national, c’est qu’à Fresnes elles ne sont pas majoritairement en détention préventive prolongée les victimes innocentes du système défaillant, marqué par les paradoxes de l’égalité des citoyens devant la loi.Si le président Jovenel Moïse avait daigné laisser un moment le Palais national pour effectuer une brève visite dans les prisons de la zone métropolitaine, il se rendrait à l’évidence que la promiscuité, la surpopulation, la précarité règnent en maitre. Il reconnaitrait les difficultés et la complexité de la mission de l’administration pénitentiaire nationale (APENA). Le chef d’État haïtien aurait certainement pris des engagements concrets, de concert avec le ministre de la Justice, les organisations des droits humains, le Conseil supérieur de la Police judiciaire (CSPJ) et les secteurs organisés de la société civile pour une réforme profonde du système judiciaire qui gagnerait à instituer un « tableau de bord » pour chacun des acteurs, une formule chère à Me Monferrier Dorval.Mieux : il aurait pu afficher un plan pénitentiaire global portant notamment sur la réinsertion, les centres de détention pour les mineurs en conflit avec la loi, la surpopulation carcérale, le taux d’occupation, les problèmes d’hygiène et de salubrité qui attirent les rats, punaises et d’autres rongeurs. La simplification des procédures pénales et civiles, l’efficacité des peines, la corruption, bref l’organisation judiciaire constitueraient, pour les besoins urgents de la cause, les axes majeurs de ses interventions déterminantes pour la réforme et la modernisation de la Police nationale d’Haïti (PNH) dont le directeur général, M. Michel-Ange Gédéon s’est fait le porte-étendard.Si l’urgence de participer à l’audience solennelle de la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, en l’occurrence la Cour de cassation, était à la base de la visite d’Emmanuel Macron dans des centres carcéraux, l’ouverture de l’année judiciaire ou encore les cris d’alarme de l’Office de Protection des Citoyens (OPC), du barreau de Port-au-Prince et des organisations des droits humains devraient motiver le chef d’État haïtien à s’adresser aux problèmes liés à la réforme judiciaire et par voie conséquence du système pénitentiaire.En France, le parc pénitentiaire accueille un peu plus de 69.000 détenus, soit 10.000 de plus qu’il n’en peut contenir. Emmanuel Macron a reconnu que la prison ne peut pas être la réponse quasi systématique pour la peine à un certain niveau. Il prône ainsi la solution alternative comme ce qu’il appelle « les travaux d’intérêt général » ou le bracelet électronique.Une visite de Jovenel Moïse au Pénitentier national ou à la prison pour Femmes à Pétion-Ville n’enfoncerait nullement le clou. Bien au contraire, elle lui permettrait de constater d’importants ratés dans le système et l’habiliterait à entreprendre un redressement optimal qui serait salué par tous ceux qui sont déboussolés par les faiblesses graves du système. Et ce redressement pourrait largement servir de punching-ball aux aléas de la justice distributive.Le mode de gestion de l’APENA, mais aussi les défis politiques de la réforme judiciaire en Haïti attirerait la plus haute critique du chef de l’État. Et du coup les regards porteraient sur le consensus minimal nécessaire entre les individus sur les règles de conduite que présupposent le Droit et la Justice. Et la nécessité d’une meilleure organisation judiciaire en Haïti, conformément au Décret du 22 août 1995, modifiant la loi du 18 septembre 1985 sur la réforme en cours dont il faut pointer les incohérences. Pour protéger son avenir.traditionnelles de déshumanisation des femmes haïtiennes pauvres et paysannes. Ce n’est pas que toutes les initiatives soient vaines, mais les services et les discours proposés par ces militantes, philosophesdu café de commerce, ennuient et ne desservent pas la lutte légitimepour les droits de la femme. Hélas !Ainsi, avons-nous inventé les métiers des droits de la femme. Lescirconstances d’exercice de cette pratique, admettons-le, poussent àla nostalgie. La voix de Colette Lespinasse ni coquette ni arrogantemanque. Les travaux de Mireille Neptune Anglade, de Suzy Castor, entre autres, ne sont ni exemples ni références pour les abonnées des mots d’ordre de la coopération internationale voire du protectorat de la MINUSTAH.Le mouvement féministe en Haïti a livré des batailles qui ont servi de béquilles à la lutte pour la démocratie et la restitution de leurhumanité à chaque Haïtien. Ceci étant posé, le principe de l’égalité homme femme ne saurait aujourd’hui se confiner aux quotas dans les secteurs hyper valorisés dans un mouvement désarticulé porté par des célébrités incapables de cerner les enjeux majeurs du féminisme et de l’humanité.Ce 8 mars 2018, le commerce du pardon et des bouquets de fleurs fonctionne à plein régime. Des femmes, entre petits fours et autres niaiseries, prennent la parole pour elles, valorisent d’autres dans un cercle d’adoration mutuelle. Sur Facebook, les murs sont pavés de formules bienveillantes. Aux dernières nouvelles, il est nécessaire de poursuivre la lutte.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes sont en chômage technique, sans garantie de retrouver leur précaire place dans la sous-traitance à cause d’un bras de fer entre hommes de pouvoir.Ce 8 mars 2018, des femmes haïtiennes jetées sur la route du Chili et des incertitudes de l’exil sont dans une salle de rétention à l’aéroport de Santiago. Certaines saignent d’angoisse et de désespoir.Hommage, désenchantements et renouvellement du besoin de lutter, la Journée internationale de la femme peut aussi être le prétexte ou l’occasion de rappeler aux femmes et aux hommes du pays qu’il ne faut pas arrêter de marcher ensemble à la même hauteur. La vigilance est toujours de mise.Les bulles de champagne ne font pas autant de bruit que les batwèl des lavandières. Et, malgré, bonne Journée internationale de la femme.
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