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Éditorial

ÉDITO: INCERTITUDES

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L’oubli chez nous est une vertu rassurante. Comme les explications qui nous confortent dans nos habitudes de privilégiés ou de jouisseurs. La terre tourne autour du soleil de manière immuable. On aimerait aussi que notre petit train-train quotidien, fait de compromissions, de corruptions et de mépris, continue de la même manière. Les affaires comme celle du Procès de la Consolidation ou bien du Petrocaribe ne sont que des chocs de parcours, car en fin de compte, sont toujours récompensés ceux qui ont pu bien chevaucher le système pour en tirer le plus possible. Ce sont les vainqueurs, les exemples qu’on donne au sein des familles. Si on ne les décore pas, on ne leur offre pas des médailles, c’est parce qu’il y a des récompenses qui valent plus que cela. Le symbolique, ici, n’a pas sa place. On est dans une pratique dévastatrice. Dévastation du pays. Dévastation de la nation. Dévastation de l’environnement. Mais tout est bien, madame la marquise. On prend un autre et on recommence. Le peuple est tellement englué dans ses soucis au quotidien, qu’il n’a pas vraiment le temps de penser à s’organiser pour demander des comptes. Une explosion de colère qui donne des frissons aux gens de la haute. Un peu de piment dans une vie, somme toute, bien banale. Un sujet pour les conversations autour de tables bien garnies. Mais aussi des luttes fratricides pour un gâteau qu’on n’a pas l’intelligence de faire fructifier afin que plus d’élus puissent ripailler.

L’oubli chez nous est une vertu rassurante. Comme les explications qui nous confortent dans nos habitudes de privilégiés ou de jouisseurs. La terre tourne autour du soleil de manière immuable. On aimerait aussi que notre petit train-train quotidien, fait de compromissions, de corruptions et de mépris, continue de la même manière. Les affaires comme celle du Procès de la Consolidation ou bien du Petrocaribe ne sont que des chocs de parcours, car en fin de compte, sont toujours récompensés ceux qui ont pu bien chevaucher le système pour en tirer le plus possible. Ce sont les vainqueurs, les exemples qu’on donne au sein des familles. Si on ne les décore pas, on ne leur offre pas des médailles, c’est parce qu’il y a des récompenses qui valent plus que cela. Le symbolique, ici, n’a pas sa place. On est dans une pratique dévastatrice. Dévastation du pays. Dévastation de la nation. Dévastation de l’environnement. Mais tout est bien, madame la marquise. On prend un autre et on recommence. Le peuple est tellement englué dans ses soucis au quotidien, qu’il n’a pas vraiment le temps de penser à s’organiser pour demander des comptes. Une explosion de colère qui donne des frissons aux gens de la haute. Un peu de piment dans une vie, somme toute, bien banale. Un sujet pour les conversations autour de tables bien garnies. Mais aussi des luttes fratricides pour un gâteau qu’on n’a pas l’intelligence de faire fructifier afin que plus d’élus puissent ripailler.



Les choses, malheureusement, ont leur logique que la seule volonté des hommes ne peut contrecarrer. Et puis, comme le dit souvent le vieil adage, le méchant fait souvent oeuvre qui le trompe. À trop vouloir empêcher la population de s’organiser sainement comme dans toute démocratie qui se respecte, on a préféré prendre des chemins de voyous. Les armes dans les quartiers populaires. Le pilotage à vue des gangs à coup de dizaines de milliers de dollars pour les contrôler. Mais l’effet boomerang ne va pas trop tarder alors que la police nationale qu’on a voulu constamment politiser ne semble pas en mesure de contrôler une certaine situation si elle se développait. Il faudrait vraiment questionner le programme des Nations Unies concernant la Police nationale. La population haïtienne est l’un des plus pacifiques au monde et des communautés entières peuvent vivre sans présence policière sans que soient répertoriées des atteintes aux biens privés et aux vies. Mais quand des groupes de citoyens toujours manipulés soit par des puissances d’argent soit par des politiciens en viennent à prendre en otage des quartiers, la police nationale se trouve toujours en difficulté pour résoudre la situation. Pas par manque de volonté. Une grande partie des policiers sont des professionnels qui veulent que l’institution fonctionne à l’image des polices étrangères efficaces. Le problème c’est la corruption institutionnalisée par les politiciens et les puissances d’argent qui les font agir à leur guise.

On est donc toujours en pleine incertitude malgré les discours à la gueule de bois de nos politiciens. Des menaces sont lancées par certains secteurs pour le 17 octobre. Des citoyens réclament justice pour la dilapidation des fonds du Petrocaribe. Il sera difficile d’avancer dans ce dossier vu la corruption généralisée au sein des institutions d’État et du secteur privé qui vit, pour une grande partie, des largesses de politiciens serviles. On passera les fêtes de fin d’année puis les réjouissances carnavalesques. Les 24 mois de Jovenel Moïse pour ses promesses arriveront à terme. On n’attendra probablement pas l’autre 7 juillet.

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