Embouteillages et anormalités
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Tout le monde s’en plaint. Des bouchons partout à Port-au- Prince. Notre capitale devient invivable. Certains pensent qu’il y aurait déjà trop de voitures à Port-au-Prince. Mais pendant que certaines artères sont libres, d’autres donnant accès à des quartiers très peuplés créent des casse-têtes aux citoyens. La raison principale de ces embouteillages n’est cependant pas montrée du doigt. L’indiscipline des conducteurs ! Qu’on soit sur la route de Carrefour, à Frères ou sur les routes qui mènent dans la zone de la Plaine du Cul-de-sac, on est effaré devant la célérité que mettent les conducteurs à rendre leur propre situation invivable. Alors que la route est prévue dans un sens pour une ou deux voies, ils font trois, quatre lignes même, si bien que les automobiles qui viennent en sens inverse ne trouvent plus de passage. La situation atteint un chaos pas possible quand des deux côtés de la voie, les conducteurs multiplient les lignes.
Tout le monde s’en plaint. Des bouchons partout à Port-au- Prince. Notre capitale devient invivable. Certains pensent qu’il y aurait déjà trop de voitures à Port-au-Prince. Mais pendant que certaines artères sont libres, d’autres donnant accès à des quartiers très peuplés créent des casse-têtes aux citoyens. La raison principale de ces embouteillages n’est cependant pas montrée du doigt. L’indiscipline des conducteurs ! Qu’on soit sur la route de Carrefour, à Frères ou sur les routes qui mènent dans la zone de la Plaine du Cul-de-sac, on est effaré devant la célérité que mettent les conducteurs à rendre leur propre situation invivable. Alors que la route est prévue dans un sens pour une ou deux voies, ils font trois, quatre lignes même, si bien que les automobiles qui viennent en sens inverse ne trouvent plus de passage. La situation atteint un chaos pas possible quand des deux côtés de la voie, les conducteurs multiplient les lignes.
Personne ne semble trouver anormale la situation. Certains prennent leur mal en patience en restant dans la ligne qu’on pourrait dire légale. Ceux qui se pensent les plus malins, créateurs de désordre et de chaos, font le pitre comme nous l’avons dit en multipliant les files. Les policiers paraissent toujours débordés par la situation. Surtout que les chefs, les officiels, les gangsters dans des voitures aux vitres fumées, plaques gouvernementales, font le zouave mieux que tous les autres fous sur la route. Ils font jouer de leurs sirènes en violant toutes les règles de la circulation. Certains vont même jusqu’à aller en contre-sens. Quel policier oserait les réprimander, voir les infliger une contravention quand ils risquent de se retrouver muter peut-être au fin fond du pays ?
Outre l’indiscipline des conducteurs, leur sens inné du désordre et du chaos, il y a aussi l’état de la chaussée souvent en mauvais état. Les immondices s’y accumulent parfois réduisant l’espace réservé aux véhicules. Le petit commerce se met souvent de la partie. On ne saurait ne pas parler des problèmes de la circulation à Port-au-Prince sans pointer du doigt les motocyclistes qui se croient tout permis. S’ils font souvent peur au conducteur parce que souvent les malfrats utilisent ce moyen de locomotion, il faut faire attention à ne pas les heurter même s’ils effectuent des manoeuvres hasardeuses devant vous. Car ils ont toujours raison. Lè w ap defann la vi w nan peyi sa a, ou gen dwa fè sa w vle. Ou pa janm an tò.
On pourrait relever au niveau de la circulation dans notre pays des anormalités à faire dresser les cheveux sur votre tête. Comment ne pas terminer sans rappeler la situation de nos routes en temps de pluie avec les fatras que déverse dans les eaux une population sans valeurs citoyennes qui considère l’extérieur comme une poubelle. Il ne faut pas penser qu’il n’y a que les pauvres, que les miséreux à être dans cet état mental. On peut tout aussi s’engager dans un sentier où des porcs se vautrent dans de la boue et aboutir dans une belle propriété bourgeoise avec gazon, bougainvilliers et jets d’eau. L’erreur serait de croire que le malfonctionnement et la folie ne concernent que ce qu’on a tendance à appeler, chez nous, le peuple. Tout notre drame vient de là. La tête pourrie du poisson !
Gary Victor
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