6 ans et 1247 numéros pour Le National
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Pour assumer son droit d’être citoyen d’un pays aussi fragile comme Haïti, il faut éviter de faire l’économie d’initiatives qui participent à la formation de la population et qui peuvent défendre les valeurs et la dignité haïtienne tout en soutenant, sans condition, l’État de droit. C’est de cette réflexion que la décision de fonder le journal Le National a été prise.
Depuis mai 2015, il y a exactement 6 ans, le Quotidien Le National a choisi de grandir et de mûrir dans un pays, traumatisé par une crise affermie, où les principaux acteurs politiques rivalisent de formules et de parades pour creuser encore plus leur propre tombe. Et tenter d’enterrer le pays avec eux.
Par conviction, le National, au milieu de cette cacophonie d’acteurs qui s’accusent mutuellement de tous les crimes, a toujours réclamé un dépassement de soi pour installer un dialogue inter-haïtien permanent afin de repenser la politique, le social et l’économie d’un pays à l’agonie.
Le National, n’en déplaise à certains, et comme le conseillent des « gens biens » ne compte pas abandonner. Le faire serait d’accepter de fuir notre responsabilité de produire et d’éditer une information libre et de qualité. Il est nécessaire de dire les choses, de traiter l’actualité, d’analyser les moindres faits de société pour ne pas noyer le poisson.
Fonder un quotidien en Haïti et prendre le pari de travailler à son développement c’est une manière de prouver, même aux amis les plus improbables qui ne souhaitent que la fin de l’aventure, qu’il ne s’agit ni de naïveté militante ni d’entretien d’un ego démesuré. En temps de crise, un pays a besoin de citoyens déterminés et sérieux. Sans faire du tapage, le National gagne du terrain et avance centimètre par centimètre.
En 6 ans, d’existence, Le National a compris que le cauchemar de la fragilité d’Haïti n’est pas terminé. Justement, le journal espère contribuer à réconcilier les Haïtiens avec eux-mêmes, avec leur pays et avec le monde. Les positions radicales des acteurs, l’immobilisme, le refus du dialogue, le manque de sincérité font grandir les inquiétudes sur l’avenir du pays. Actuellement, à l’approche de grandes échéances politiques, il y a des mots, des actes qui augurent du pire.
La dégradation de l’économie haïtienne s’est accélérée, la morale politique est dévoyée et si des Haïtiens oublient de prendre en charge la restauration du pays, dans tous ses aspects, c’est la chute assurée.
Le journal a de profondes convictions. Il sait où il va et s’interdit de renier sa stratégie. Son objectif est d’ouvrir les yeux des Haïtiens, d’ici et d’ailleurs, ainsi que de tous ceux qui s’intéressent à notre pays. Pour nous, il est essentiel que le peuple sache qu’il peut, en toutes circonstances, comprendre.
Pour les 6 ans du Journal le National, tous les collaborateurs se joignent à la direction pour remercier les lecteurs et leur assurer qu’ils peuvent compter sur un organe de presse qui veut rapprocher tous les Haïtiens tout en combattant l’obscénité en politique et ailleurs.
Hervé Lerouge
Fondateur
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