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Éditorial

Des réseaux à la bête

Des réseaux à la bête

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Les fausses nouvelles qui se propagent sur les réseaux sociaux sont une véritable plaie, un défi à surmonter pour la démocratie.

Dans le temps, il fallait un certain niveau intellectuel pour lire un journal papier et même pour suivre un bulletin de nouvelles à la télévision. Les journalistes étaient astreints à des règles strictes. On ne pouvait publier une information que si elle avait été passée au peigne fin de la vérification. Au moindre doute, le conditionnel était requis.

Aujourd’hui, n’importe quel ignare peut posséder un téléphone intelligent et il interprète tout ce qu’il reçoit sur les réseaux à l’aune de sa bêtise.  Les moins ignorants, le citoyen a l’intelligence moyenne, avec peu de culture, devient une proie facile pour les manipulateurs. Avant il fallait se déplacer pour aller trouver cette frange de la population. Maintenant, les réseaux rendent la tâche plus simple.

Le plus grave et souvent personne n’y pense, c’est que n’importe qui peut publier ce qu’il veut sur les réseaux. Qu'il soit  un fou, un illuminé, un frustré, un haineux, ou tout simplement un ignare, rien ne l’empêche d’utiliser le canal des réseaux sociaux.

Il y a aussi des gens qui sont prêts à tout pour avoir le maximum de «  followers ».  Une grande majorité de ces « followers »  n’a pas le niveau intellectuel suffisant pour distinguer le vrai du faux et est prête à gober n’importe quoi à la minute que ce n’importe quoi rentre dans son schéma boiteux de pensée. Alors on ne fait pas dans la dentelle, car un nombre de « followers » peut vous faire gagner de l’argent.

Comment un citoyen en quête d’informations peut naviguer sur les réseaux ? Premièrement, il faut que cette personne possède un niveau suffisant de culture pour qu’elle puisse faire le tri des informations qui lui arrivent et aussi pour qu’elle soit capable les analyser. Elle accordera plus d’importance à des informations et des propos véhiculés par des personnes crédibles non inféodées à un pouvoir ou à l’idéologie dominante. Il y a aussi la presse en ligne. Il faut sélectionner les médias en ligne les plus crédibles. Des journalistes ont leurs propres plates-formes et se veulent des directeurs d’opinions. Là il faut faire attention, car certains de ces journalistes versent dans le sensationnalisme pour avoir le plus de « followers » possible. Au citoyen avec sa culture de se faire sa propre opinion sur ces plates-formes pour qu’il ne se laisse pas mener par le bout du nez.

Avec les réseaux sociaux, on n’est pas loin de la zombification. On passera certainement par le téléphone et les réseaux pour nous mettre la marque de la bête : le 666.

 

Gary Victor

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