Le problème de la liberté d’expression dans les réseaux sociaux se pose partout, mais avec encore plus d’acuité dans une société devenue délinquante comme la nôtre. Dans la presse dite traditionnelle, écrite, parlée ou télévisée, le journaliste est astreint à des règles et il peut même être poursuivi pour violation de la charte. Mais même dans cette presse, depuis plus d’une décennie on a vu les ondes prises d’assaut par certains journalistes et chroniqueurs faisant du métier un prétexte pour s’enrichir par toutes sortes de moyens, allant du chantage à l’extorsion sans se gêner nullement pour fricoter avec la pire pègre du pays.
Les réseaux sociaux, s’ils permettent une vaste gamme d’échange et de communication souvent très utile, permettent aussi une manipulation dont l’ampleur dépasse tout ce qu’on pouvait prédire pour les médias dits traditionnels. En plus, l’absence de législation en la matière permet toutes les dérives. N’importe quidam peut s’exprimer sur les réseaux sociaux et devenir une star, s’érigeant même en ayatollah pour fustiger tout ce qui ne correspond pas à ses vues souvent étriquées et erronées.
Quelques journalistes, quelques citoyens confirmés tiennent des émissions politiques, sociales et culturelles sur les réseaux sociaux. Ils ne sont pas nombreux ceux qui restent dans la ligne de la rectitude, de la quête de la vérité. Dans le souci de se faire un maximum de followers, d’autres sont prêts à tout, même à vendre leurs âmes au diable, car tout ici aussi est question de gros sous. L’honnêteté ne court pas les rues.
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