Les charmes cachés de la haute-trahison
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Est assimilable à la haute trahison toute entreprise visant à livrer le pays ou une partie du territoire à des ennemis de la communauté que ces ennemis soient nationaux ou étrangers. On peut considérer aussi comme de la haute trahison toute manigance, toute association visant sciemment à plonger le pays dans le chaos ou de le maintenir dans une telle situation pour des raisons ayant trait à des intérêts hostiles à la communauté. Haute trahison aussi que le détournement massif à des fins privés de fonds destinés à des projets nationaux.
On comprend la nécessité d’une enquête approfondie pour déterminer la responsabilité de la création de ces territoires dits perdus comme Martissan et d’autres. Pourquoi et comment nos forces de sécurité ont livré des quartiers dans des zones comme Carrefour Feuilles, le centre-ville, Pernier, Croix des Bouquets, Canaan etc…
Les responsabilités dans l’installation de ce chaos sont énormes et remonte peut-être depuis l’affaire des petits soldats en 1988, prélude aux zenglendos, en passant par les organisations populaires lavalas devenus des bases puis des gangs jusqu’à la récupération de ces importantes bandes de délinquants par le PHTK. Des parlementaires, des ministres, des directeurs généraux, des présidents de la République, des politiciens de tous bords, des hommes d’affaires, des brasseurs en Haïti et dans la diaspora par le trafic d'armes. ont tous participé à la destruction du pays avec la facilitation en sous-main de l’étranger.
C’est dans ce cadre malsain, pourri, que le dos au mur, on tente de redresser la situation. L’économie est au dernier stade du rouge. On fuit le pays qui est coupé du reste du monde. Pas de carburant dans les stations à essence. Les commerces ferment. Les familles sont aux abois. Même les hôpitaux ne peuvent plus fonctionner. Les gangs, dans une barbarie rappelant celle de Pòl-Pòt, brûlent et détruisent tout sur leur passage.
Dans ce climat, un Conseil présidentiel, un collégial, devrait parler d’une seule voix et prendre rapidement les décisions qui s’imposent pour faire face à cette situation intolérable. C’est l’existence même de la nation qui est en jeu. Mais au lieu de cela, on semble s’en tenir aux pitoyables manœuvres habituelles de la politicaillerie haïtienne comme si les protagonistes de cette énième comédie vivaient dans une bulle, ignorant la réalité quotidienne de la population.
Ignorent-ils cette réalité ? Nous ne le croyons pas. De près ou de loin ils ont fricoté avec cette délinquance. La population a vu accourir à l’installation du Conseil des personnes qui auraient dû avoir la décence de se retirer. Ils avaient, certains, l'allure, le rictus des loups à l’approche d’un nouveau festin.
Il y en a beaucoup qui ne comprennent pas qu’il n’y aura plus de nouveaux festins. Nombreux sont, celles et ceux, jeunes et moins jeunes, qui piaffent d’impatience devant les mamelles d’une vache exsangue. Mais, ils devraient tous faire attention au feu qui gronde. Ce n’est même plus le feu de la vengeance. C’est le feu de la purification. On a joui assez des charmes de la haute trahison. Vient bientôt le temps d’en payer le prix !
Gary Victor
2 commentaires
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Pierre Jean Exumè
Bien dit , bien martelé! Qu’attendre de pyromanes qui voudraient se convertir en pompiers ?
Edouard Cholo
GARY VICTOR, GNBIS un jour, GNBIS toujours. Cet ancien « Wòch nan solèy » devenu «Wòch nan dlo». Hier, il descendait en flammes le Conseil présidentiel car il faisait partie des sceptiques. Aujourd'hui, il est du côté de la majorité favorable au Conseil. On aura tout vu. A-t-il été soudoyé, comme en 2003-2004, pour changer de direction sur proposition de la France ? PAR PARENTHÈSE, on n'écrit et ne dit pas «La GRANDE MAJORITÉ», car dans le mot MAJORITÉ, il y a le mot GRAND. C'est la raison pour laquelle il ne recevra jamais de «PRIX LITTÉRAIRE DE LA FRANCE», sa seule raison d'écrire, voire de vivre. Il convoite un poste au sein du prochain gouvernement ou en sous-main un job de consultant comme tous les fils des ténèbres. Voilà pourquoi, il change de langage. Le GNBIS HENRI D. BAPTISTE, le sosie des GNBIS GARY VICTOR et HÉROLD JEAN FRANÇOIS, au lieu de s'en prendre à lui-même, ce Krèyis s'en prend de préférence au Conseil présidentiel. Mannigèt l ap fè pou yo ba l lajan tou menm jan ak zòt, li pap pran tan pou l chanje lide menm jan ak entèl ki te vle jon jij nan kou Kasasyon. Kidonk, yon moun pa li. La présidence tournante tous les 6 ou 7 mois, la planche de salut du CP.