La douloureuse attente
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Le Conseil présidentiel a été finalement installé ce matin du jeudi 25 avril 2024. Un serment prêté sous haute protection au Palais national sous le feu des gangs suivi de la deuxième phase de la cérémonie à la Villa d’accueil. C’était symbolique, important, vital que cette installation se fasse au Palais. Il ne fallait pas laisser à comprendre qu’il pouvait y avoir un autre territoire dit perdu. Le Conseil aurait débuté sa mission avec une mauvaise note.
Maintenant, la nation attend beaucoup de cette énième transition avec ce Conseil présidentiel. Sa tâche est immense. Rétablir un climat de sécurité, les élections, l’environnement économique à rendre viable. Mais, pour œuvrer à ses tâches, il faudra surtout gérer les égos des uns et des autres dans ce Conseil et dompter les mauvaises habitudes pour ne pas dire les tares de la pratique politique en Haïti. Il faudra cesser de faire fi du temps qui passe, car chaque minute d’inaction fait l’affaire des fossoyeurs de patrie. Nous sommes pratiquement en situation de guerre et dans une telle situation, ce qui compte ce sont seulement les intérêts supérieurs de la Nation.
Le National, l’ensemble des citoyens, vont donc suivre attentivement chaque démarche, chaque avancée du Conseil présidentiel. Nous n’accepterons plus les manigances politiciennes dont le seul objectif est la prise du pouvoir pour un homme, un groupe, un clan pendant que notre population souffre. Nous l’avons répété en maintes fois. La gestion politique doit prioriser dans les faits l’établissement d’un climat de sécurité, la réouverture de tous les axes routiers, pour que les affaires puissent reprendre à tous les échelons de la vie économique. Tous nos jeunes dans les plus brefs délais doivent reprendre la direction des centres d’enseignement. Nous avons pris des années de retard avec cette situation chaotique créée et entretenue par des politiciens soutenus par certains secteurs. Une haute trahison qu’il faudra poursuivre devant les tribunaux comme tous les cas de corruption avérés qui ont saigné à blanc la nation durant ces dernières années.
Nous, nous serons contre tous ceux qui œuvreront à l’échec de ce Conseil parce que notre position a toujours été claire. Mais, nous veillerons aussi à ce que ce Conseil accomplisse sa mission et qu’il ne sombre pas dans nos tares coutumières. Nous voulons que le pays revive, reprenne sa place dans le concert des nations. Nous voulons que notre peuple dans la sérénité développe ses savoir-faire dans tous les domaines. Nous pouvons en peu de temps rattraper le temps perdu, temps gaspillé dans ces chimériques entreprises de déstabilisation.
L’attente sera douloureuse dans cette partie d’échecs où le temps ne joue pas en faveur de la Nation.
Gary Victor
2 commentaires
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Edouard Cholo
GARY VICTOR, GNBIS un jour GNBIS, GNBIS toujours. Cet ancien « Wòch nan solèy » devenu «Wòch nan dlo». Hier, il descendait en flammes le Conseil présidentiel car il faisait partie des sceptiques. Aujourd'hui, il est du côté de la majorité favorable au Conseil. On aura tout vu. A-t-il été soudoyé, comme en 2003-2004, pour changer de direction sur proposition de la France ? PAR PARENTHÈSE, on n'écrit et ne dit pas «La GRANDE MAJORITÉ», car dans le mot MAJORITÉ, il y a le mot GRAND. C'est la raison pour laquelle il ne recevra jamais de «PRIX LITTÉRAIRE DE LA FRANCE», sa seule raison d'écrire, voire de vivre. Il convoite un poste au sein du prochain gouvernement ou en sous-main un job de consultant comme tous les fils des ténèbres. Voilà pourquoi, il change de langage. Le GNBIS HENRI D. BAPTISTE, le sosie des GNBIS GARY VICTOR et HÉROLD JEAN FRANÇOIS, au lieu de s'en prendre à lui-même, ce Krèyis s'en prend de préférence au Conseil présidentiel. Mannigèt l ap fè pou yo ba l lajan tou menm jan ak zòt, li pap pran tan pou l chanje lide menm jan ak entèl ki te vle jon jij nan kou Kasasyon. Kidonk, yon moun pa li. La présidence tournante tous les 6 ou 7 mois, la planche de salut du CP.
Henri D. Baptiste
Á partir de certaines de vos remarques, je reste sceptique et de bonne foi. Mwen ta swete Krèy pwezidansyèl doublè sou doublè yo etone n. Attendons et voir.