Stoppez l'hémorragie !
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L’insécurité arrogante et destructrice des vies est en train de défier l’ordre social. Ces derniers temps ont vu le phénomène prendre de nouvelles proportions qui menacent tout simplement de mettre la vie civile sous éteignoir.
La capitale haïtienne connait un chaos indescriptible. Les gangs armés, plus déterminés, plus décidés, s’imposent, gagnent du terrain. Ciblées, toutes les institutions financières ferment, se délocalisent ou abandonnent la barque tout simplement. Les gens les plus nantis, payent rubis sur ongles pour quitter Haïti en hélico.
Port-au-Prince, pourtant c’est Haïti. Aucune ville ni département ne se suffisent à eux seuls. Port-au-Prince, c’est le Centre névralgique, c’est la mégapole, la capitale politique, économique et sociale. La capitale est de nos jours comme une machine infernale où des mains maléfiques, des génies du mal manœuvrent et orientent cette hécatombe à leur sens et à leur profit.
La population aux abois ne sait à quel saint se vouer. Elle s’attend à voir les forces nationales de police et de l'armée se mobiliser dans le cœur de la ville de jour comme de nuit pour signifier la fin de cette terrible méduse qui pointe sa gueule effrayante au détour de nos rues.
Il faut, comme avait dit un président aujourd’hui disparu, rétablir l’autorité de l’État. La réponse des pouvoirs publics doit être énergique.
Car, cette cette insécurité est non seulement une menace pour la sécurité publique, mais pour l’existence même de cette nation déjà fragilisée par les catastrophes politiques et naturelles. Il ne peut y avoir de gouvernance qui se respecte dans la peur et l’anarchie mortifère.
La crise des valeurs a rompu les digues du respect de la vie humaine. Le crime de sang est devenu une banalité. La situation actuelle interpelle les forces vives du pays et dépasse en ampleur l’action d’un seul corps de l’État. Il faut stopper l’hémorragie. L'Etat avec le support de la communauté internationale doit mobiliser les grands moyens pour redresser rapidement la situation.
La Rédaction
1 commentaire
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Henri D. Baptiste
Le président René Preval était dans l'impossibilité de Rétablir l'autorité de l'État (Marie Claude Calvin Preval...et Jean Léopold Dominique). Le temps passe vite. Comme si c'était hier, la vente signature de ce livre, "Haiti, 1995-2000: Le Livre Noir de l'insécurité." Dans le bouquin, Prosper Avril (li menm ak parèy li yo pat pase nan lekòl Pinochet te pase a) ne manquait pas de mettre les faux démocrates de l'époque sur la defensive. Ti maleng, gwo maleng mennen nan Java! Rien de nouveau sous le soleil. Sous lavalas, les catastrophes politiques ne manquaient pas: 25 juin 1995..., 21 mai 2000, 26 novembre 2000...et 28 novembre 2010. Ne l'oubliez pas, suite aux élections frauduleuses du 21 mai 2000, Me Léon Manus a été obligé de laisser le pays sans faire de bruit pour ne pas connaitre le sort de JL Dominique. Ce n'est même pas la peine d'éterniser sur le PHTK. C'est la suite de Lavalas, revu, augmenté et corrigé. Dans le cadre de l'impunité, quoi de plus normal, "le crime de sang est devenu une banalité." Citons: Yvon Toussaint (Ronald Kadav Camille), titidiste Marc André Dirogène (rat kay manje pay kay), JL Dominique, Brignol Lindor (Lame Dòmi Nan Bwa), Antoine Leroy, Jacques Florival (titidiste Eddy Arbouet), Mireille Durocher Bertin, Marie Christine Jeune (Lame Wouj). A rappeler, les duvalieristes refusaient de mettre les cadavres de Dominique et Leroy sur leur conscience. Il est difficile de comprendre cette logique, "les forces vives." Ne faudrait-il pas parler de mille-pattes, de mouches, de scolopendres et de crabes? Le pays a besoin de nouvelles générations de moun tout bon et de patriotes pour travailler à son relèvement. Les lavalassiens, les cacacrates et leurs frères du Phtk ont fait leur temps.