Dans moins de cinq semaines, plusieurs établissements scolaires en Haïti fermeront leurs portes, pendant que des milliers d’élèves vont subir les épreuves des examens officiels. Une nouvelle page sera tournée, un nouveau calendrier scolaire sera finalisé par les autorités, pour la prochaine année académique. Et viendra le temps de la remise des bulletins aux élèves. Une occasion de plus, pour faire le bilan de l'insécurité sur le fonctionnement et les performances des institutions qui composent le système éducatif en Haïti !
Des survivants persistant à investir dans l'avenir de ce pays par l'éducation doivent inévitablement réaliser en parallèle ce bilan pour cette année académique qui s’achève. Loin de se contenter des taux de réussite et des échecs, des départs et des absences, des performances et d’autres indicateurs académiques, pédagogiques, stratégiques, économiques à prendre en compte, il faut discuter sur les conséquences de la situation d'insécurité dans le pays, et les mesures à prendre pour anticiper, réparer les torts causés aux apprenants.
Des victimes et des survivants logés dans les mêmes adresses de nos écoles. Qui sont-ils ces enfants traumatisés ? Combien de membres du personnel de l’établissement ou de la clientèle, les élèves et leurs parents avaient été victimes des actes de violence et de l’insécurité pendant cette année académique, parmi les cas connus, rapportés, médiatisés, non répertoriés, isolés et oubliés ?
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