Le candidat Lula a fait un éloge du travail, de la réussite par l’effort et l’honnêteté qui a sidéré des millions de personnes quand Flavio Bolsonaro a voulu plaisanter sur le doigt qui lui manque. Dans une superbe envolée, Lula a rappelé avec fierté les difficultés qu’il a connues durant son enfance, les misères vécues, ce qu’il a enduré comme privations avant qu’il puisse peu à peu gravir les échelons qui mènent au sommet de la société.
Un Haïtien devenu riche, accédant au pouvoir, rappellera rarement la période de sa vie où il était pauvre, où il n’était « rien » aux yeux d’une société cultivant si souvent le mépris. Il sera animé d’un ressentiment, d’une haine profonde même contre celui qui lèvera le voile sur ces moments de sa vie.
D’autres, au lieu d’admirer le parcours d’une telle personne, auront tendance à dire d’elle : « Anyen l pa t ye, kounye a l ap kale kòl. »
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