Il n’y a pas longtemps, dans toutes les conversations, on ne parle que de changement du système. Sur les réseaux sociaux, on ne parle que de cela. Il n’y a certainement pas à discuter sur la nécessité de ce changement de système vu que celui en place a abouti à cette catastrophe qu’on connait, même si dans notre mythomanie, personne ne s’interroge trop sur cette histoire racontée, plutôt glorieuse, mais qui n’a plus rien à voir avec le désastre de notre société actuelle.
Mais ce qu’on oublie, quand on parle de changement de système, c’est la question de l’humain. Le poisson pourri par la tête a-t-on coutume de dire. Les guerres de libération ont abouti en 1804 à la prise de pouvoir par une classe qui a reproduit très mal un schéma de pensée organisé autour du mépris d’un peuple, mépris de sa langue, de ses origines, de ses coutumes. Notre pays est un cas d’école si on veut démontrer sur quoi vient buter une société dirigée par des féodaux, féodaux en plus handicapés par ce qu’on peut bien appeler la mentalité affranchie. Mais le mépris pour les masses pratiqué par la classe dirigeante s’est répandu à travers toutes les strates de la société.
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