Le huis clos continue, prend sa vitesse de croisière. Les acteurs n’ont aucune conscience que, de plus en plus, les murs protégeant et cachant le vrai jeu des comédiens s’effritent pour livrer, peu à peu au regard, l’indifférence des uns et des autres pour la réalité concrète d’une population aux abois avec les crises qui ne font que s’aggraver que ce soit au niveau économique, sanitaire, sécuritaire, ou environnemental. Les choses ont leur loi. La nature, dit-on, a horreur du vide. Les sociétés qui fonctionnent sans gouvernance réelle, sans qu’on tente de les modeler, de les sculpter à l’aune de valeurs préétablies dans le sens d’une amélioration permanente de la vie des citoyens, ne peuvent que sombrer dans le chaos jusqu’à disparaitre ou tomber sous la coupe d’autres sociétés elles-mêmes ordonnées, organisées.
Dans la presse en général, dans les salons, ne se discute que la partie glauque où tous les coups sont permis entre ces politiciens que la nation regarde avec suspicion. On continue à brandir tous les arguments prétendus légaux, on a recours à toutes les arguties possibles, dans un lieu tellement dévoré par la précarité qu’on n’accorde plus d’importance à la loi. Entre-temps, le quotidien continue sa course, broyant les citoyens avec son cortège de problèmes. Misère, chômage, dénuement, maladie, ignorance, insécurité, déboisement.
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