Identité et culture dans « Lakou » de Tafa et « M pral nan peyi m pou yo » (Trouble boy)
« Soyons nous-mêmes le plus complètement possible »
Jean Price Mars, Ainsi parla l’Oncle
« Le bovarysme collectif », - concept forgé par le penseur haïtien Price Mars, afin de mettre un qualificatif sur les comportements de l’élite ou de l’haïtien lambda-, s’énonce comme l’attitude à se concevoir autre telle que l’on est réellement. Dans « La vocation de l’élite », si Price Mars entend mettre les classes dirigeantes face à leur responsabilité, c’est en raison de la vacuité patente ou l’inanité de leur mission. Les élites s’identifient plus alors à l’occident décadent qu’à leurs racines authentiques et historiques. Ce bovarysme complet est par ailleurs vécu même chez les artistes locaux. Peu, en fait, s’attache à garder leur authenticité. Pourtant, il demeure quelques-uns qui y croient et traduisent l’identité culturelle haïtienne dans leurs productions musicales. Dans ce lot, nommons et référons à « Lakou » de Tafa et « M pral nan peyi m pou yo » de Trouble boy.
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