C’est un temps que je n’ai pas vécu
Il marchait... cela faisait un bon moment. Les pas décidés et mesurés. Tournant son regard à de rares occasions afin de lire derrière soi la dernière ligne d’hommes et des saisons. Il scrutait et analysait tout pour mieux percer le secret des ruelles, savoir s’il n’y avait quelques de ces hommes au visage affreux qui le guettaient dans son dos ou dans un de ces coins. La peur au milieu des jambes. Il prit le détour au carrefour qui le conduisait habituellement vers le quartier et la solitude dont cet endroit ne se défait jamais depuis que les rues ont vécu sous la coupe réglée des truands. Pour qui la vie ne valait pas plus qu’une bouchée de pain. Pour envoyer habiter quatre pieds sous terre, un chrétien vivant. Il marchait... puis, il s’arrêta un instant.
L’après- midi coula sans peine sur la ville. Midi s’écoulait lentement. À travers les persiennes des maisons. Les secondes ainsi que les heures s’écoulèrent dans le silence le plus complet qui couvre les rues de ce dernier dimanche de Mars. Demain rappellera avril. Les gens, dans l’indifférence des jours qui courent, forment et cuisinent déjà le bon mensonge assaisonné de tous les ingrédients. Le gros poisson d’avril qu’on pêchera à la mer de toutes les imaginations, et que les gens débiteront, à toutes les portes, à pleins poumons, moisira peut-être au soir.
Haut comme le vent qui passe, témoin de la détresse quotidienne, le soleil trônant sur son siège doré, s’étalait dans sa gloire jaune, couronné de nuages et entouré de rayons. Midi s’enfuyait depuis quelques heures. L’astre renvoyait sur le sol ses légers rayons tels des flèches tirées d’un carquois immenses et infinies.
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1 commentaire
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James Stanley
Merci pour le pour le partage. Mais il y a une erreur l'auteur de cette nouvelle littéraire est James StanleyJean-Simon. Rectification.