Marthély entre trois pièces !
Dans la musique de Marthély, qui n’est pas Michel, il y a une invitation à une prise de conscience qui fait écho. Désolé, je ne vais pas vous parler de « Yon ti moral ». Je vous invite à découvrir l’essence de trois des plus belles interprétations de Jean Phlippe Marthély, qui a, pendant des années, apporté sa touche dans les albums du groupe Kassav, et fait bouger plusieurs milliers de fans dans le monde.
Depuis le 28 février 2020, Jean Philippe Martelly est en convalescence. Il ne saute plus sur scène pour faire jouir son public, après avoir été victime d’un AVC. Ce qui n’enlève rien de ses gallons de stars des Antilles et dans plusieurs autres coins du monde.
Derrière les titres à succès et plus festives que nous connaissons tous comme : « Bèl kreyati », « San ayen », « Si se taw » ou « Kobay », qui pourraient bien illustrer l’histoire d’Haïti, ce pays qui dispose de tout et de rien comme « San ayen ki pa bon, se gren diri kafè sa. Yo pa janm satisfè de sa bondje ka banou… », il y a lieu d’analyser en profondeur ce répertoire.
Des paroles inédites et des sagesses populaires se complètent. L’analyse de ces textes offrent un bel enseignement dans la littérature et la sociologie universelle, et pourquoi dans l’histoire d’Haïti, cette terre qui comporte tellement de « Bèl kreyati » dans sa flore et sa faune, habitée par ce peuple qui a arraché son indépendance par la force comme dans « Si se taw pran y ». Un pays pratiquement utilisé comme « Kobay » sur la scène internationale.
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