1 / 2
“Le konpa ne se remplace pas : le konpa se transmet.” Cette phrase résume tout. On est à Pétion-Ville en 1968, et une bande de jeunes lance Tabou Combo dans les rues d'Haïti. Roger Marie Eugène, le futur Shoubou, est là dès le début.
Pendant un demi-siècle, il a traîné le konpa partout, du Zénith de Paris aux clubs sombres de New York. Ce n'était pas juste de la musique. C'était l'âme de tout un peuple qui avait besoin de danser pour oublier l'exil, ou simplement pour respirer. Autour de lui, les Fanfan, Tibòt, Kapi, Reynald, Valme, Jean-Claude Jean et Garry Josama, avec sa guitare lumineuse, ont construit une machine de guerre musicale. On les appelait les “ambassadeurs du konpa”. À juste titre.
Puis arrive ce moment où le corps lâche un peu. Le public ne veut pas y croire. Difficile de dire au revoir à une voix qui a chanté pour tant de mariages et de retours au pays. C'est ici que Djumay arrive. Ancien de KDM, il a été choisi pour prendre la suite. On aurait pu s'attendre à une rupture brutale. Il s'agissait d'une transmission, pure et simple.
Publicité — faites défiler pour poursuivre la lecture
Publicité — faites défiler pour poursuivre la lecture
Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.
Pas encore de compte ? Inscrivez-vous
0 commentaire
Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.
Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.
Se connecter Créer un compte
Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.