RENÉ
Par Michel Soukar
Quand Lyonel Trouillot me demanda de rédiger un texte sur la pièce de théâtre «Monsieur de Vastey» de René Philoctète, un flux de souvenirs m’envahit. Lyonel, que je présentai à René un jour de 1977, comprend que je ne m’astreindrai pas à parler de cette œuvre dont l’auteur joua un rôle significatif pendant mon adolescence, ma jeunesse et mon âge adulte. Notre conversation finit sur mon compréhensif agrément et le miroir devant lequel je me rasais, me renvoya un sourire ambigu. Nul habitué de René dont la mort remonte à 1995, n’échappe à ce sourire spontané et confus en mémoire de ses frasques, de ses coups de sang, de ses « coups de langue », de ses effusions, de ses passions du football, de la bière, de sa famille, de la littérature, des arts, de son pays.
Boston. 17 juillet 1995.
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