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Rythmer la vie, Grand concert de Marjorie Walter à Montréal

Rythmer la vie, Grand concert de Marjorie Walter à Montréal

Avec le soutien de la société de recherche et de diffusion de la musique haïtienne (SRDMH), la chorale de Marjorie Walter[1] a réuni, le samedi 14 juin 2025, entre 17heures et 19heures, un public varié à l’église St-Sixte pour un concert inoubliable. Composée de personnes de différentes communautés, de jeunes et de moins jeunes, la chorale a plongé l’auditoire dans une atmosphère de fièvre et de recueillement en associant des rythmes musicaux issus d’Amérique du nord, de l’Europe et d’Haïti.

Monsieur Jean Claude Nazon[2], animateur du concert a rappelé que le programme est divisé en deux parties regroupant chacune sept (7) morceaux.  Dans la première partie, Marjorie Walter a commencé avec l’emblématique morceau « Somewhere Over the Rainbow » de Harold Arien. C’est une ballade écrite avec les paroles de Yip Hardind.  Composée pour le film Le Magicien d’Oz de 1939, elle a été chantée par l’actrice Judy Garland dans le rôle principal de Dorothy Gale. La chorale a exécuté le morceau avec une telle dextérité que le public commençait à applaudir avant la fin de la prestation.

La deuxième pièce au programme a été le « Choral No 5 » de l’Oratorio de Noël (BWV 248) de Jean Sébastien Bach (1685-1750).  Caractérisée par la richesse de ses harmonies, cette pièce a été interprétée avec une grande expressivité. Compositeur et musicien allemand de la fin de la période baroque, Jean Sébastien Bach a laissé une production musicale prolifique sur une variété d’instruments. Sans répit, Marjorie Walter a changé de registre. La troisième pièce a eu pour titre « Papa nou ». Elle est la version créole de la prière Pater Noster. Elle est l’oeuvre du célèbre compositeur haïtien Emile Desamours. Né au Cap-Haitien en 1941, Emile Desamours compte dans son répertoire une importante production musicale inspirée du folklore et de la musique populaire haïtienne. Comme le soutient Dauphin (2014, p 298), « il sait insuffler à ses compositions pianistiques une vitalité harmonique inspirée des Sonates de Beethoven de la première période et des préludes de Chopin »[3]. Avec un dynamisme entraînant, le morceau « Papa nou » se caractérise par un fond harmonique néoclassique. La chorale a pu traduire la variété de ces rythmes avec l’aide de plusieurs musiciennes et musiciens, dont Daniel Bellegarde, Julie Vauvan, Julier Fortier-Auclair, Paricia Sorya et Ho Ti The Van. Dans la même lancée, la première partie du programme s’est poursuivie avec le chant populaire ‘‘Peze kafe’’. D’auteur inconnu, ce morceau fait partie du patrimoine culturel traditionnel haïtien.

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