Carl-Henri Guiteau raconte la dictature avec les yeux des enfants
Figure emblématique du journalisme engagé, Carl-Henri Guiteau fut, aux côtés de Dany Laferrière, Jean-Robert Hérard, Pierre Clitandre et d’autres plumes audacieuses, l’un des artisans de Le Petit Samedi Soir, cet hebdomadaire qui osait défier le régime Duvalier et hantait les nuits de ses sbires. Après une vie partagée entre les salles de classe, les luttes syndicales et la diplomatie, il revient à ses premières amours : l’écriture. Son tout nouveau roman, inspiré d’une histoire vraie, marque ce retour. À l’occasion de cette parution, il nous a accordé un entretien exclusif.
Le National : Tu viens de publier Les enfants du maquis, renouant ainsi avec tes premières amours puisque tu as commencé ta carrière dans le journalisme culturel, au Petit Samedi Soir (PSS), bien avant de te consacrer à l’enseignement, à la militance syndicale, puis vers la fin à la diplomatie.
Carl-Henri Guiteau : Oui ! Je renoue publiquement avec mes premières amours, même si, entre l’enseignement, la militance syndicale et la diplomatie, je n’ai jamais vraiment posé ma plume. Durant cette période, l’écriture a simplement pris un tour plus intime.
Le National : Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire cet ouvrage, et surtout à choisir ce thème ? Ce n’est certainement pas un hasard, je suppose.
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