Hayti : Vivre en prose et en poésie « un brin de lumière d’espérance littéraire et artistique au cœur des ténèbres port-au-princiennes »
Dans un pays comme Hayti où l’horizon semble s'atrophier sous le joug de l’incertitude et du vacarme des armes, une lueur se dresse : celle de la parole, de l’encre, de la scène. À travers l'initiative «Vivre en prose et en poésie», l’Organisation Culturelle Salon du Livre de Port-au-Prince fait le pari téméraire — mais ô combien salutaire — de la jeunesse et de la création littéraire et artistique comme souffle de vie et acte de résistance face au quotidien complexe du département de l'Ouest, notamment la capitale d'Hayti, Port-au-Prince, selon les informations rassemblées par la rédaction du quotidien Le National.
Quand l’écriture devient refuge et bannière
Ce sont des entreprises culturelles qui ne se contentent pas d’exister, mais qui cherchent à signifier, à faire sens dans un monde sens dessus dessous. «Vivre en prose et en poésie», né sous l’égide de l’Organisation Culturelle Salon du Livre de Port-au-Prince (OCSLPAP), et placé sous la houlette éclairée d’Emmanuel Pacorme, se veut ce havre de création, cet espace d’éveil et de révolte douce, où les jeunes voix haytiennes peuvent, malgré vents contraires les flocons d'anxiété et de désespoir, élever le verbe comme on hisse un drapeau pour résister à la violence.
Dans un pays secoué jusqu’à la moelle par une insécurité tentaculaire, où les rues deviennent pièges et les rêves des mirages, il fallait l’audace de croire encore en l’art comme planche de salut, plane «Vivre en prose et en poésie». Face à l’exode des esprits en quête d’un ailleurs plus clément, Vivre en prose et en poésie oppose une résistance subtile mais profonde : celle de la communion littéraire et artistique, de la parole partagée, du verbe conjugué à l'infinitif et à l'indicatif, du lien humain reconstitué à travers les fragments d’une société morcelée et traumatisante.
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