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Jhon Peter Stinvil, la réussite du Salon du Livre des Cayes dépend du soutien des établissements scolaires, des parents et des communautés

Jhon Peter Stinvil, la réussite du Salon du Livre des Cayes dépend du soutien des établissements scolaires, des parents et des communautés

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À l’approche de la deuxième édition du Salon du Livre des Cayes, prévue du 27 au 29 mars, l’événement s’impose comme un rendez-vous incontournable pour les Cayens et les habitants des villes voisines. Une véritable fête du livre et de la littérature, portée par des amoureux des choses de l’esprit. Pour cela, on est allé à la rencontre de Jhon Peter Stinvil, l’initiateur de ce projet ambitieux, pour une discussion autour de son engagement, des défis rencontrés et de l’impact du Salon sur la scène culturelle locale.

LN: En tant qu'étudiant en psychologie et libraire, quel rôle attribuez-vous à la lecture dans le développement personnel et intellectuel des jeunes en Haïti, surtout les écoliers?

JPS: La lecture joue un rôle crucial dans le développement personnel et intellectuel des jeunes en Haïti. Pour les écoliers, elle offre plusieurs avantages : Élargissement des horizons : La lecture expose les jeunes à des idées nouvelles, à des cultures différentes et à des perspectives variées. Cela favorise une ouverture d'esprit et une curiosité intellectuelle. Développement de la pensée critique : À travers la lecture, les jeunes apprennent à analyser et à critiquer les informations, renforçant ainsi leur capacité à penser de manière autonome.

LN : Quels défis rencontrez-vous en organisant cette deuxième édition du Salon du Livre dans un contexte où les jeunes semblent s’éloigner de la lecture et de la culture ?

JPS: Beaucoup de jeunes peuvent voir la lecture comme une tâche ennuyante ou sans intérêt, surtout face à la concurrence des médias numériques et manquement des espaces littéraires et culturels et nous avons pas une politique culturelle et littéraire. La réussite d’un événement comme le Salon du Livre des Cayes dépend également du soutien des établissements scolaires, des parents et des communautés. Sans cet engouement collectif, l'impact pourrait être limité

LN : Qu’est-ce qui vous motive personnellement à vouloir faire lire les jeunes malgré les obstacles ?

JPS: Ce qui me motive à encourager la lecture chez les jeunes, c'est le potentiel transformateur des livres. La lecture développe; l'imagination, améliore les compétences linguistiques et offre des perspectives diverses. De plus, elle permet d'échapper à la réalité, de comprendre le monde et d’explorer des émotions. Même face aux obstacles, comme le temps limité et l'attrait des technologies modernes, je crois qu'initier les jeunes à des histoires captivantes peut nourrir leur curiosité, leur empathie et leur esprit critique. Chaque livre peut être une porte ouverte vers de nouvelles idées et de nouveaux rêves !

LN : Qu’est-ce qui vous motive personnellement à vouloir faire lire les jeunes malgré les obstacles ?

JPS: La littérature et la lecture sont des armes très puissantes qui aident à la construction d'une société solide. Notre ville repose majoritairement sur une population jeune et avenante. L'objectif a toujours été de promouvoir la lecture mais également rassembler dans un même espace plusieurs amoureux de la lecture. Nous avons manifesté le désir de faire une vulgarisation de la littérature dans notre ville c'est après avoir observé l'intérêt de nos jeunes pour la lecture seulement les possibilités leur étaient restreintes. Les seules occasions qu'ils avaient de rencontrer des auteurs et avoir la chance d'acheter de nouveaux livres étaient lors de l'incontournable activité livresque de la ville Journée du Livre ou lorsqu'un auteur passait dans la ville pour une séance dédicace d'un nouveau livre. Ces activités étaient toujours remplies et les personnes présentes se questionnaient de la prochaine occasion qu'aura lieu une activité du genre. C'est sur ces bases que nous avons décidé de créer cette activité, il était de notre devoir de faciliter la tâche à nos jeunes, sauver notre ville et contribuer à son évolution littéraire.

LN : D'où vient cette solide et folle passion pour la vulgarisation de la littérature et de la lecture à travers la ville Des Cayes? Selon vous, est-ce le plus noble des engagements : faire lire les gens?

JPS: Depuis 2015, je fréquente la bibliothèque de l’IPDEC. En 2021, lorsque je suis rentré à Port-au-Prince pour mes études, je me suis dit qu’il fallait que j’organise des activités autour du livre. Ma rencontre avec Derlie Djane DUPONT, étudiante en sciences infirmières, m’a beaucoup aidé. Aujourd’hui, je fais un métier lié au livre, c’est pourquoi je cherche une formation en administration culturelle.

LN) Comment les écrivains et les maisons d’édition peuvent-ils jouer un rôle clé dans cette mission de reconquête du lectorat jeune en Haïti qui serait bénéfique pour l'émancipation et l'ouverture de notre jeunesse?

JPS: La lecture joue un rôle crucial dans le développement personnel et intellectuel des jeunes en Haïti. Pour les écoliers, elle offre plusieurs avantages : élargissement des horizons, une certaine ouverture sur le monde. La lecture expose les jeunes à des idées nouvelles, à des cultures différentes et à des perspectives variées. Cela favorise une ouverture d'esprit et une curiosité intellectuelle. Développement de la pensée critique : À travers la lecture, les jeunes apprennent à analyser et à critiquer les informations, renforçant ainsi leur capacité à penser de manière autonome. L'organisation d'un Salon du Livre dans un contexte où les jeunes s'éloignent de la lecture pose plusieurs défis : beaucoup de jeunes peuvent voir la lecture comme une tâche ennuyante ou sans intérêt, surtout face à la concurrence des médias numériques et manquement des espaces littéraires et culturels et nous avons pas une politique culturelle et littéraire. La réussite du Salon du Livre des Cayes dépend du soutien des établissements scolaires, des parents et des communautés. Sans cet engouement collectif, l'impact pourrait être limité.

LN : La deuxième édition du Salon du Livre des Cayes aura lieu  du 27 au 29 mars 2025, quel impact positif espéré du côté de vous en tant que jeune passeur de livres, opérateur culturel et libraire par défaut (rires)?

JLS : Ce qui me motive à encourager la lecture chez les jeunes, c'est le potentiel transformateur des livres. La lecture développe l'imagination, améliore les compétences linguistiques et offre des perspectives diverses. De plus, elle permet d'échapper à la réalité, de comprendre le monde et d’explorer des émotions. Même face aux obstacles, comme le temps limité et l'attrait des technologies modernes, je crois qu'initier les jeunes à des histoires captivantes peut nourrir leur curiosité, leur empathie et leur esprit critique. Chaque livre peut être une porte ouverte vers de nouvelles idées et de nouveaux rêves !

 

Propos recueillis par Kerby Vilma

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