«Dwat Pou W Vini» : L’hymne du compas gladiateur
Le déclin du compas direct, vu d’Haïti, est indéniable. Il suffit, pour s’en convaincre, de constater l’insignifiant quota de studios d’enregistrement actifs à Port-au-Prince ou au Cap-Haïtien, autrefois des bastions de production pour ce genre musical majeur.
Ah, Port-au-Prince… Cette ville, berceau du compas direct, a été témoin de ses balbutiements : la première note d’un saxophone, une phrase d’accordéon, le pincement d’une guitare dans un mini-jazz, les affiches publicitaires annonçant bals et kermesses. Port-au-Prince est à la fois le témoin intime et l’écrin historique de cette musique, tout en étant son théâtre principal.
Aujourd’hui, la capitale survit sur les ruines de sa grandeur musicale. Les musiciens sont partis, mais le compas demeure, fermement ancré dans la fibre émotionnelle du peuple haïtien. Malgré des périodes d’essoufflement, notre musique nationale résiste. Comme l’assure le maestro Richie dans DDN :
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