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Le poète Christophelès se livre au temps de «peyi lòk»

Le poète Christophelès se livre au temps de «peyi lòk»

Christophelès nom de plume de l’écrivain, professeur et éditeur Christophe  Philippe Charles vient de publier aux éditions Choucoune qu’il dirige depuis des décennies son enième recueil de poèmes : » Lòk » Ecrit en créole, ces poèmes dont certains dégagent une puissance émotionnelle remarquable sont un cri de douleur et de révolte sur la situation politique et sociale d’Haïti.

« Lòk “  suivi de ‘Plaidoyer pour le créole’ de Christophelès sera dans les rayons de nos libraires le jeudi 12 décembre 2024. Un livre à offrir en ces temps de fêtes marqués par la violence et la terreur en Haïti. Le livre sera en vente à la librairie La Pléiade à Petion Ville notamment. Un dessin de l’illustre peintre et écrivain Franckétienne embellit la couverture. Christophelès a écrit ses poèmes pendant deux jours soit les 27 et 28 octobre 2024 à un moment où les gangs fédérés au sein de la coalition Viv ansanm ont dévoilé un long tissu de deuil, de désespoir et de désarroi sur une population haïtienne livrée à elle- même, une population haïtienne malgré la douleur qui l’étreint, cherche désespérément les moyens pour sortir de ce précipice effrayant.  Membre de l’ Académie Créole, Christophelès a honoré la langue vernaculaire dans ce recueil de poèmes et dans lequel en même temps il fait un vibrant plaidoyer en faveur de la langue parlée par tous les Haïtiens. Quelques uns des poèmes proposés à l'attention des lecteurs du journal Le National en particulier et du public en général se dressent comme une mise en scène poignante de la cruauté inhérente à la violence  ,  tout en offrant une réflexion complexe sur la souffrance et le désespoir dans un contexte inattendu. Christophelès, à travers la simplicité apparente de ses vers, explore la dichotomie entre la quiétude apparente et l’horreur latente. Ces poèmes offrent une méditation poignante sur la souffrance sociale, ils établissent ainsi des liens profonds avec le thème central de la violence. Et Christophelès, tel un poète observateur, capture les lamentations silencieuses de la société transformant la poésie en un écho vibrant des maux qui affligent l’homme haïtien dans son ensemble. Dans ces poèmes certains quartiers de Port- au-Prince : Solino, Nazon, Carrefour Feuilles et d’ autres communes du pays redeviennent le théâtre d’une violence sociale qui laisse figé et meurtri tout un peuple.
‘Lakataw fè taw
Matisan tande

Lakataw fè taw
Kafoufèy tande

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