Marc Sony Ricot, pour l’amour du livre
L’auteur et journaliste littéraire Marc Sony Ricot a signé Secrets d’écrivain et mystère de la lecture (C3 édition, 2024), samedi dernier dans les locaux de C3 édition à Delmas. Cet ouvrage collectif qu'il a dirigé sur l’importance de la lecture regroupe une trentaine de personnalités, parmi lesquelles : Evelyne Trouillot, Dany Laferrière, Evains Weche, Jean Billy Mondésir, Stanley Péan, Ardain Isma, Kettly Mars, Guy Bélizaire, Gabriel Orson… Durant la vente signature, le présentateur du podcast Des fous et des dieux a animé une causerie autour du thème : « Une bibliothèque idéale, pourquoi faire ? »
Devant un public composé d’étudiants, de journalistes et d’écrivains, le directeur de l’ouvrage Secrets d’écrivain et mystère de la lecture a fait l’éloge de la lecture, de son amour pour les livres et de sa rencontre avec les écrivains. « On ne peut pas faire de littérature sans la rencontre. J’ai rencontré des écrivains et écrivaines qui ont changé ma vie. Si je n’avais pas rencontré le romancier Evains Weche chez lui à Berthé, je ne serais pas là devant vous. Evains est un homme généreux. Il m’a encadré. Il m’a donné des livres et des rêves. Je ne cesserai jamais de le remercier. C’est pareil pour Claude Bernard Sérant et Kettly Mars », confie le journaliste. Pour lui, parler de la lecture est un exercice noble et enrichissant. « Quand on parle des livres dans lesquels on s’est plongé avec délice pendant des heures ou des jours, on les valorise, on insuffle de la vie aux personnages, on enrichit nos propres vies et on attise l’intérêt de ceux qui nous écoutent. Les lecteurs ont beaucoup de pouvoir sur les livres. Parce qu’on peut ajouter son propre souffle à l’histoire, l’étoffer, l’interpréter à sa façon, la prolonger, la réinventer même. La fiction est un monde secret où ni l’auteur, ni les lecteurs ne peuvent tout visiter », dit-il avec passion.
Il considère la littérature comme l’une des choses les plus mystérieuses qui existent. « À chaque fois qu’on parle d’un personnage, j'ai l’impression qu’il existe, qu’il vit quelque part dans son propre monde. Pour moi, on peut toucher Manuel de Gouverneurs de la rosée, ou Ricardo du roman Tours et détours de la vilaine fille de Mario Vargas Llosa. Quand je me cache dans ma chambre à Delmas 60 pour dévorer L’Étranger d’Albert Camus, je ne considère pas que je lis un livre de Camus. C’est comme si je replongeais dans une histoire que j’avais écrite mais dont je ne me rappelle ni le début ni la fin. Et c’est là toute la beauté de la littérature avec ses mystères, ses paradoxes, ses surprises et ses métaphores. »
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