Pour se remettre debout, le Centre culturel Araka lance un appel aux dons
Le Centre culturel Araka a été durement éprouvé par les actes de violence qui sévissent dans la capitale haïtienne et dans certaines villes de province depuis quelque temps. Le 1er mars 2024, le centre a été pillé et incendié par des bandits armés, ces derniers détruisent tout sur leur passage. Victime de l’insécurité, les activités de centre culturel sont depuis dysfonctionnelles et paralysées. Pour permettre à Araka de poursuivre sa mission, les responsables ont lancé un appel aux dons.
«L objectif de cet appel aux dons est de pouvoir collecter plus de cinquante mille euros pour permettre à Araka de se remettre debout et poursuivre sa mission. Après plus de 36 ans de bons et loyaux services au sein de la société haïtienne , il est pour nous une nécessité de lancer cette levée de fonds», a déclaré Sheenider Jean-Joseph, l’une des têtes pensantes de Araka au journal Le National. « C’est Yanick Lahens, a-t-il poursuivi, marraine du club Signet, une structure d’ Araka qui nous rejoint dans cette initiative et nous offre son concours lequel nous aide à réaliser ce projet. En effet, Yanick Lahens a adressé quelques mots aux futurs donateurs pour expliquer l’intérêt de cette initiative. «Nous avons donc besoin de cette aide pour relocaliser le centre et lui permettre de fonctionner à nouveau. Votre générosité et votre solidarité seront appréciées, a fait savoir Yanick Lahens pour l autrice de «Dans la maison du père», ce centre, qui existe depuis 1988, a été au cœur de la vie culturelle et éducative de certains quartiers populaires de Port-au-Prince. L’organisation de conférences et d’ateliers sur des thématiques artistiques et littéraires, d’évènements culturels et de concours de connaissances pour les élèves des classes terminales du centre-ville de Port-au-Prince, figure parmi les réalisations dudit centre. Et des écrivains et écrivaines ont fréquenté ce lieu et ont contribué à le rendre vivant.
Yanick Lahens a mis en exergue les sacrifices consentis par les responsables de ce centre afin de pouvoir contribuer à enrichir leur bibliothèque jusqu’ à atteindre plus de 6000 titres. «Les gangs armés ont mené des assauts répétés dans la zone, ont détruit du matériel et rendu cet espace inaccessible et impraticable. C’est au péril de leur vie que des membres ont pu sauver seulement une partie de la bibliothèque, avec l’aide de la population de la zone», a-t-elle déploré.
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