Écrire à la rédaction
Radio Pacific 101.5 fm
Culture

« La chanson de Jocelyne » de Emeline Michel une ode à l’espérance

« La chanson de Jocelyne » de Emeline Michel une ode à l’espérance

Qui se souvient de cette chanson d’Emeline Michel, l’une de ses toutes premières compositions en rotation sur la bande FM après le départ de Jean - Claude Duvalier le 7 février 1986 ? « La chanson de Jocelyne » plus de trente-cinq ans plus tard garde toute sa fraîcheur . Elle n’a pas pris une ride tant la jeunesse haïtienne d’aujourd’hui jetée dans les bas-fonds du désespoir aspire malgré tout à un mieux-être et rêve des lendemains qui chantent.

Reine de la chanson haïtienne, Emeline Michel laisse toujours transpirer dans nombre de ses textes tout son amour pour Haïti. Tous ceux qui ont vécu durant la période de l’après 7 février 1986 connaissaient et fredonnaient à longueur de journée les chansons de Emeline Michel native des Gonaïves. « Plezi Mizè » la première chanson composée par Beethova Obas en passant par  : «  Tout moun ale nan kanaval » chanté en duo avec Sidon Joseph et  : « Kole zzepòl » cri de ralliement de toute une génération furent sur toutes les lèvres. «  La chanson de Jocelyne »figurait aussi dans tous les hits parades animés notamment par Georges Léon Émile dit Georgio de radio Métropole ou en perpétuelle rotation sur les ondes de Radio Plus presque tous les jours. Que de bons souvenirs !  Aujourd’hui nous réécoutons  : « La chanson de Jocelyne » toujours avec le même plaisir" . La composition est écrite en créole comprenant des strophes assez longues et un refrain entraînant. Dans cette interprétation, Emeline Michel laissait jaillir toute la beauté de son âme sur fond de douces mélodies pour raconter l’histoire de Jocelyne qui rêvait d’un autre pays après le 7 février 1986. Tout y passe dans cette chanson :  le chômage, l’exil, le désir de s’expatrier, mes illusions de la jeunesse, les rêves avortés et poignardés. L’histoire de Jocelyne fut aussi notre histoire . Jocelyne caressait un certain espoir. Pour elle vivre sans espoir c’est cesser de vivre. : « Yon grenn lespwa li gen nan kè l se li pou l chante ».  « Si détrompé qu’on soit, il est impossible de vivre sans aucun espoir. On en garde toujours un, à son insu, et cet espoir inconscient compense tous les autres, explicites, qu’on a rejetés ou épuisés. » L’espoir chanté dans «  La chanson de Jocelyne » aura été le rêve de chacun d’entre nous qui avait choisi d’aimer ce pays comme l’aurait dit Laleau de furieuses amours.

 

« Kamyon fatra sizè pase

Si vous avez déjà créé un compte, connectez-vous GRATUITEMENT pour lire la suite de cet article.

Connectez-vous

Pas encore de compte ? Inscrivez-vous

0 commentaire

Les échanges courtois et argumentés font la qualité du débat.

Connectez-vous pour commenter. Un compte garantit que votre nom n'est utilisé que par vous.

Se connecter Créer un compte

Aucun commentaire pour l'instant. Soyez la première personne à réagir.

À lire également

Toute la rubrique Culture

Alertes du National

Recevez une notification sur votre téléphone ou votre ordinateur dès qu'un article paraît dans les rubriques de votre choix. Gratuit, avec votre compte lecteur.

Rubriques à suivre