Une somme humaine de Makenzy Orcel lauréat du Goncourt du Vietnam 2023
Le Vietnam a désigné en 2023 son premier « lauréat Goncourt ». Il s' agit du roman : « Une somme humaine » du romancier haïtien Makenzy Orcel.
Une vingtaine d’étudiants ont été sélectionnés, issus de quatre prestigieux départements de français ou de pédagogie, à Hanoï, Ho Chi Minh et Danang. Ils ont désigné Fin août 2023 à l' issue d’un séminaire de trois jours et au terme des échanges et des rencontres le roman : « Une somme humaine » de Makenzy Orcel. Le lauréat du Prix Goncourt Vietnam sera convié au début de l’ hiver 2023 pour venir à la rencontre de son public. Pour parvenir à la désignation du prix Goncourt de Vietnam 2023, les étudiants de ces universités ont lu durant le premier trimestre 2023 les quatre romans finalistes du prix Goncourt en France . Il s' agit de Le mage du Kremlin (Gallimard) de Giuliano da Empoli, Vivre vite (Flammarion) de Brigitte Giraud, Les presque sœurs (Seuil) de Cloé Korman et Une somme humaine (Rivages) de Makenzy Orcel France. Dans Une somme humaine, Makenzy Orcel retrace la vie d’une femme morte, sous forme d’autobiographie. À travers ce récit de plus de 600 pages et qui semble livré d’une traite - seules des virgules et points de suspension viennent y marquer des pauses -, la narratrice (son nom n’est pas connu) raconte son enfance effacée, aux côtés de parents qui ne se préoccupaient pas d’elle, son adolescence brisée par un oncle violeur et son entrée dans l’âge adulte marquée par un départ ou plutôt une fuite pour Paris, où d’autres drames l’attendent et finissent par la conduire au suicide.
Le roman est construit comme une boucle, « Tout s’éclaircit à partir de la mort » écrit sa narratrice dans les premières pages, qui met fin à ses jours en sautant sous un métro à la station Gambetta à Paris, « À partir de la mort, tout recommence », termine-t-elle. « Je mets la langue au service de la voix, de la parole des personnages, explique Makenzy Orcel lors de la présentation de son roman par les éditions Rivages. Il fallait trouver ce tempo, ce rythme. (…) C’est une parole cyclique, la grande roue, la mort. Cela n’a pas de fin, pas de commencement. C’est un roman que je n’ai donc pas commencé et il n’y a pas de fin. »
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