Jean Venel Casséus ou le prétexte de faire naître le beau dans la quintessence des contraires
De quel lieu, vers quelle cime gravira le poème/ le poète pour faire remonter les sources pleines de la vie. Il arpentera sans doute terre, ciel, brûlera à tous les feux, amour et folie compris, humera les nectars, parfums, l'air et se mouillera à tous les ports, se trempera à toutes les mers pour donner corps aux quatre éléments . Vivre est lutte, conscience, amour, et toucher aux côtés simples de la vie. À quelque lieu de l'enfance, à quelque lieu de l'amour, à quelque lieu des corps-à-corps de la lutte. Écrire est sentir le monde, la vie et ses contraires. Écrire est une urgence. Écrire est un voyage. Le poème comme voyage. L'écriture roulerait à vide si elle porterait en elle des quartiers de conscience, d'engagement.
Le poète Jean Venel Casséus, trop imbu de la jactance du sort, le fameux « alea jacta est » de César, vingt-deux siècles plutôt, semble se remettre à la force, à la vérité des mots pour faire naître le poème. Ici, il crache :
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